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Filmosaure | July 28, 2017

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No Pain No Gain (2013)

Chalisbury
  • On September 5, 2013
  • http://www.evablanchard.fr

Review Overview

Note
8

Savoureux

Sortie (France) : 11 septembre 2013

Après avoir passé la deuxième partie des années 2000 à la réalisation de la trilogie Transformers, Michael Bay revient avec une comédie survoltée et jouissive.

Quand Bad Boy à l’époque tanguait entre film d’action et comédie, No Pain No Gain signe le retour de Michael Bay avec cette fois-ci, sa première comédie franchement assumée. Porté par un casting hors normes (dans tous les sens du terme) et une histoire invraisemblable, No Pain No Gain est le film de tous les extrêmes, sorte d’exutoire jubilatoire de Michael Bay. Il revisite le rêve américain de ces 3 Mousquetaires baraqués, dont l’épaisseur des muscles n’a d’égal que le vide de leur esprit. Après un rôle prometteur dans Ted, Mark Walhberg récidive, et confirme son talent pour la comédie. Idem pour Dwayne Johnson, éternelle armoire à glace, qui prouve encore qu’il y a autre chose que du vent dans cette grosse tête. Les personnages sont donc pratiquement tous des débiles profonds et en font des caisses, les couleurs sont saturées et l’humour bien lourd. No Pain No Gain surprend et hallucine et la frontière est mince entre coup de maître et daube interstellaire.

 Pain-and-Gain

Malgré une première partie un peu longue et des monologues omniprésents, la deuxième partie dégénère et le film prend alors toute sa puissance, à grand renforts de clichés et de second degré. Bay est conscient de ce qui fait sa force (un œil et une esthétique indéniable) et profite aussi de ce qu’on lui reproche, à savoir un cinéma rentre-dedans, bourrin et pas très fin. Pain & Gain est l’apogée d’une différence assumée et l’occasion pour Michael Bay de faire un joli doigt d’honneur à ses détracteurs de toujours. L’influence des frères Coen est omniprésente et rappelle le délire absolu qui caractérisait Fargo ou Burn After Reading. Oui, qui eut crû que la comparaison Bay / Coen serait possible un jour ?!

 pain and gain dwayne johnson

De fait, outre la réussite du film, c’est le talent de Michael Bay qui ressort, comme une revanche à cette avalanche de critiques, essuyées après la trilogie (bientôt quadrilogie) de Transformers. Michael Bay (comme Roland Emmerich) a toujours assumé vouloir faire de ses films, de purs divertissements, à grand renfort de dollars et d’effets spéciaux, des blockbusters rentre-dedans et pas très fins. No Pain No Gain marque donc une nouvelle étape dans la filmographie de Bay, et un moyen de prouver qu’il n’est pas (que) le réalisateur chouchou des grosses maisons de productions mais aussi un cinéaste indépendant à qui il reste encore du chemin à faire et des idées à explorer.

Synopsis :

À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

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