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Filmosaure | September 24, 2017

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Saint Laurent (2014)

Saint Laurent (2014)
Chalisbury
  • On May 18, 2014
  • http://www.evablanchard.fr

Review Overview

Note
4

Fadasse

Sortie (France) : 1er octobre 2014

Présenté à Cannes en Sélection Officielle, Saint Laurent est le premier coup de cœur du festival, et il se murmure déjà que celui-ci emporterait la Palme…mais ce ne sera pas la Palmosaure.

Yves Saint Laurent au cinéma, le retour. Après un premier biopic mettant en scène Pierre Niney, c’est au tour de Bertrand Bonello, réalisateur notamment de l’Apollonide, et de Gaspard Ulliel, de redonner vie au célèbre créateur. Epaulé par Léa Seydoux, Jérémie Reynier et Louis Garrel, Gaspard Ulliel incarne donc Yves Saint Laurent le torturé. Car non, être l’un des plus grands créateurs de mode du monde n’est pas forcément gage de bonheur. Voilà donc un film qui nous sert encore un refrain vu et revu, celui de l’homme célèbre torturé qui n’a décidément, rien pour être heureux. Je suis le mal-aimé nous chantait Jérémie Reynier dans un autre biopic, et c’est bien ce refrain que l’on a en-tête tout au long du film. Le film semble se complaire dans la tristesse du personnage, et son mal-être permanent, si bien qu’il en fait un être tout à fait pathétique et un film profondément déprimant. Saint Laurent ne pourrait donc être vu comme un film « à la gloire de » mais bien une sorte de plaidoyer contre la célébrité et le talent. Qu’il est bon d’être inconnu, pauvre, pauvre Yves.

pierre-niney-vs-gaspard-ulliel-pour-jouer YSL

Le sentiment d’apitoiement sur le personnage de YSL est si grand, que l’on ne distingue finalement pas d’autre parti-pris, ni réellement de trame narrative. Bonnello veut tout faire et tout montrer, amour, drogue, alcool, travail, dans une période de quelques années seulement, et tout en vrac. Le film est en effet « construit » (tout est relatif) de telle sorte, que les thèmes se chevauchent et s’entrechoquent, à l’image des années qui défilent, en flashbacks et flashforwards, sans que cela est un intérêt quelconque dans l’avancée de l’histoire. En effet, une avancée linéaire dans le temps n’aurait à priori pas forcément desservi notre affaire, question qui restera donc en suspens.

Au-delà de ces aspects temporels et thématiques, le film se repose finalement un peu trop sur l’homme lui-même (le dépressif donc…) et cherche à meubler une histoire faite de détails et qui ne méritait peut-être pas que l’on s’y attarde pour autre chose que la mode elle-même.

saint laurent

Saint Laurent est donc un film qui cherche à provoquer de l’empathie, voire de la tristesse, pour un homme certes charismatique (Gaspard Ulliel dévoile ici tout son talent) mais mis en scène dans un film qui fabrique de l’émotion pour cacher la vacuité de son scénario et même de l’histoire en tant que telle.

Synopsis

1967 – 1976

La rencontre de l’un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact.

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