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Filmosaure | July 23, 2019

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Le Labyrinthe (2014)

Stéphanie Valibouse

Review Overview

Note
3

Insipide

Sortie (France) : 15 octobre 2014

Derrière son marketing prometteur, Le Labyrinthe n’offfre rien de plus qu’une énième adaptation de saga littéraire à destination des jeunes adultes. Plombé par des jeux d’acteurs approximatifs et un scénario peu fidèle à l’oeuvre de James Dashner, le premier long-métrage de Wes Ball se révèle décevant.

Le Labyrinthe allonge donc la liste des nombreux récits fantastiques ou de science-fiction donnant lieu à un film de commande exécuté par un réalisateur sans personnalité – ou qu’on n’a pas laissé s’exprimer. Premier projet d’une adaptation en trois temps, correspondant aux trois tomes du récit, le film a conquis son public grâce à ses effets visuels convaincants et, avouons-le, un SUPER GROS LABYRINTHE. Et qui n’aime pas les labyrinthes ?

Telle une dangereuse énigme à résoudre, celui-ci se dresse tout autour du terrain sur lequel sont parqués Thomas et ses compagnons d’infortune. Tous se sont réveillés au coeur de ce dédale, sans aucun souvenir autre que celui de leur propre prénom. En journée, les portes du labyrinthe s’ouvrent pour laisser passer des groupes d’explorateurs revenant bredouilles avant que la nuit ne tombe et amène son lot de terrifiantes créatures de l’autre côté de l’immense mur.

le labyrinthe réveil Thomas

Un scénario pareil sertit d’étoiles les yeux des aficionados de dystopies et anciens joueurs de Lands of Lore et autres Donjons & Dragons que nous sommes. Malheureusement, le potentiel du labyrinthe est peu exploité – et c’est d’ailleurs un reproche qui peut se faire au livre. Nous en aurons plein notre creuse dent de bestioles acérées et autres potentielles mauvaises surprises. Mais où sont les castors cracheurs d’acide, bon sang ? Non content d’adapter ce qui doit l’être – après tout, le roman reste sympathique – les producteurs ont tout bonnement décidé de dénaturer certains aspects de l’histoire avec ce qu’on imagine être un souci de simplification.

On espère toujours voir des jeunes acteurs se distinguer lorsqu’une nouvelle saga de ce type est lancée. Mais ici, rien de transcendant pour Dylan O’Brien incarnant un Thomas assez lambda, et surtout un manque de charisme agaçant de la part de Kaya Scodelario qu’on attendait au tournant pour camper le personnage complexe de Teresa. La pire erreur de casting, et de même, de positionnement de personnage se fait néanmoins sur Gally, un protagoniste censé se rendre détestable, tant physiquement que moralement, et qui de psychopathe notoire se retrouvé relégué au rang de petite frappe tiédasse sans réelle friction.

dylan o brien le labyrinthe

Entre scénario raboté, mise en scène édulcorée et personnages affadis, que reste-t-il du Labyrinthe? Deux heures de grand spectacle épaulées de bons effets visuels pour éviter le navet complet, à voir lorsqu’on n’a vraiment rien d’autre à se mettre sous la dent. A très vite pour le second opus qu’on imagine tout aussi inintéressant que celui-ci.

Synopsis

Quand Thomas reprend connaissance, il est pris au piège avec un groupe d’autres garçons dans un labyrinthe géant dont le plan est modifié chaque nuit. Il n’a plus aucun souvenir du monde extérieur, à part d’étranges rêves à propos d’une mystérieuse organisation appelée W.C.K.D. En reliant certains fragments de son passé, avec des indices qu’il découvre au sein du labyrinthe, Thomas espère trouver un moyen de s’en échapper.

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