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Filmosaure | August 25, 2019

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Mr Turner (2014)

Betty Elms
  • On December 18, 2014
  • http://cinemabook.wordpress.com/

Review Overview

Note
4

Fadasse

Sortie (France): 3 décembre 2014

Les dernières années de vie du peintre J.M.W Turner sous la caméra de Mike Leigh, incarné par un Timothy Spall, auréolé du prix d’interprétation à Cannes. Il y a de quoi allécher un cinéphile, il en résulte surtout un ennui contagieux.

Mike Leigh qui s’attaque à un artiste reconnu comme un « maître de la Lumière » a de quoi intriguer et surtout laisser présager de belles choses concernant la forme que cela peut prendre au cinéma. Le spectacle esthétique est plutôt plaisant dans un premier temps, et Mike Leigh n’aura jamais atteint de tels sommets. La caméra évolue à travers des mouvements toujours intéressants, offrant une perspective et un message, le peintre devient personnage de ses peintures qui prennent vie sous nos yeux. Le cadre et la lumière sont en tous points parfaits.

Mister-Turner

On retrouve ensuite Mike Leigh dans toute sa splendeur, sachant mieux que personne se faire témoin social caustique et réaliste. Timothy Spall offre une composition de haut vol, à la fois absurde et grotesque. L’acteur offre tout son talent, dans un rôle taillé pour lui, plus connu pour ses seconds rôles (notamment Peter Pettigrow dans Harry Potter), il grogne constamment comme un cochon, crache et ressemble plus à un animal qu’à un humain la plupart du temps. Il s’agit là du rôle de sa vie, c’est certain. Mais le contraste entre le personnage et ses toiles est saisissant. C’est malheureusement la seule perspective entre le peintre et son œuvre, que tout ce bel écrin nous permet d’apercevoir. En effet, le récit, est quant à lui plat et sans grand intérêt. Pas assez exploité pour offrir un quelconque relief, un comble.

Mr Turner scene from filmIl y a un vrai manque de prise de risque et d’envie, l’émotion reste absente et toutes les tentatives de scènes-clé tombent à plat et se révèlent stériles. Mr Turner ne parle pas à son public, et les spectateurs restent en dehors de cette œuvre obscure et austère, peut-être en voulant se démarquer des biopic à l’américaine, toujours un exercice périlleux. Déconcerté, le public non averti le sera assurément, laissé sur le côté. Et 2h30 c’est long, quand on s’ennuie…

Synopsis

Les dernières années du peintre britannique J.M.W Turner (1775-1851), artiste reconnu vivant auprès de son père et sa gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, voyage et se nourrit de ses expériences. Turner s’isole de plus en plus avec l’âge jusqu’à se retirer complètement.

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