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Filmosaure | June 16, 2019

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Invincible (2015)

Florent Bodenez

Review Overview

Note
7

Appétissant

Sortie (France) : 7 janvier 2015

Angelina Jolie voit beaucoup plus gros en s’attaquant pour sa deuxième réalisation à l’histoire de Louis Zamperini, ancien athlète olympique américain et surtout miraculé de la seconde guerre mondiale. Éprouvant et bien réalisé, bien qu’assez froid et patriote, Jolie prouve qu’elle sait autant y faire devant que derrière la caméra.

unbroken-jack-oconnell-3-600x249 Invincible, c’est l’histoire de Louis Zamperini, athlète américain concourant aux jeux olympiques de 1936 à Berlin qui se verra enrôlé dans l’armée pendant la seconde guerre mondiale. Après le crash de son avion en mer en 1942, il va dériver pendant 47 jours sur un canoë de sauvetage avec deux de ses compagnons rescapés. Une épreuve difficile et surhumaine, mais rien à côté de ce qu’ils vont subir par la suite après avoir été « secourus » par un navire japonais et amenés dans un camp de prisonniers, au sein duquel le travail est à la limite du supportable et les humiliations quotidiennes.

En choisissant de traiter le sujet de manière frontale, Angelina Jolie évite intelligemment le pathos. Dans la première partie du film, après une scène de combat aérien saisissante, on accompagne le personnage dans sa survie en plein milieu de l’océan. C’est intense et horrible, mais on est captivé par cette force de survie, où les lueurs d’espoir engendrées par la vue d’un avion survolant leur canoë s’éteignent aussi instantanément qu’elles sont arrivés, lorsque celui-ci continue son chemin sans les apercevoir. C’est éprouvant, psychologiquement intense et très bien amené. Le tout est sublimé par la réalisation, inspirée, et la magnifique photographie, malgré le fait qu’elle soit un peu trop « propre » dans une histoire où les personnages sont censés vivre dans la sueur, la terre, le sang et la poussière. Une stylisation qui rend le tout assez froid, mais on pardonnera ces détails esthétiques.

unbroken1Zamperini, campé par un Jack O’Connell très convaincant, incarne la force de vivre, le dépassement de soi. Un thème ultra-exploité dans le cinéma américain, qui a l’habitude de vanter le courage de ses héros. Mais ici, cette histoire vraie ne peut pas être dissociée de cette thématique, car elle constitue son atout principal, qui justifie le titre du film.

La deuxième partie se concentre sur le passage dans le camp de prisonniers, où l’on retrouve un Garrett Hedlund qui semble toujours se chercher un semblant de carrière d’acteur. Un rapport de force s’installe entre Louis, tenace, et le commandant du camp, surnommé Bird (« Rien à voir avec lui, mais au moins il ne sait pas quand on parle de lui »), présenté comme un sadique sans humanité. Et après 1h30 de survie, de coups, d’humiliations, de travail forcé et de surpassement physique et psychologique, on n’a envie que d’une chose : que tout s’illumine, que l’espoir revienne. Même si on sait comment cela va se terminer, comme le dit le personnage de Garrett Heldund : « il faut survire jusqu’à la fin de la guerre, avant qu’on soit libéré ». Un espoir qui semble s’éteindre lors du transfert des prisonniers du camp vers une mine de charbon, où « personne ne sait qu’ils sont ici ». Seulement, d’un point de vue cinématographique on hésite entre se lasser ou continuer cette apnée expérimentale, devenant presque insupportable pour certain spectateurs qui quittent la salle avant la fin.

unbroken-jack-oconnell-4-600x249Et cette illumination vient. Seulement, elle est tellement mal amenée et l’épilogue arrive si rapidement qu’il nous prive nous, spectateur, d’une libération, d’un souffle. Le personnage est rentré aux États-Unis, mais nous sommes restés coincés dans la mine, jusqu’à ce que la lumière se rallume dans la salle. Après la projection, on reste bloqués sur cette expérience intense et éprouvante, dont il faut un certain temps pour se remettre. Dommage que la suite de l’histoire de Zamperini soit simplement résumée en quelques lignes inscrites sur l’écran en guise de conclusion, car elle aurait pu donner lieu à des scènes intenses et aurait terminé le film d’une meilleure manière. Mais Invincible reste une œuvre immersive surprenante et vraiment réussie.

Synopsis :

L’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis “Louie” Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d’entre eux survécurent 47 jours durant, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

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