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Filmosaure | April 4, 2020

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A Most Violent Year (2014)

Betty Elms
  • On January 12, 2015
  • http://cinemabook.wordpress.com/

Review Overview

Note
6

Plaisant

Sortie (France): 31 décembre 2014

Le premier film de J.C Chandor nous a tout simplement ébloui (Margin Call, 2011). En nous montrant les coulisses d’un krach boursier, au casting de luxe, il atteint des sommets du premier coup. Son deuxième film s’habillait d’une grosse pointure, Robert Redford, (All is lost, 2013). Son troisième film réunit deux talents Oscar Isaac et Jessica Chastain et rend hommage aux films des années 70, de quoi séduire plus d’un cinéphile.

Le réalisateur prouve tout le bien que l’on pouvait penser de lui et prend le temps de se faire plaisir avec A most Violent Year, qui nous immerge dans la vie d’un couple d’entrepreneurs ambitieux tenant une revanche sur la vie, dans le New York de 1981. Le film est hanté des souvenirs du réalisateur et de révérences aux films de l’époque. Les influences sont évidentes et mises en avant par Chandor. De Serpico à Scarface, les personnages en sont largement inspirés, mais au-delà de la simple esthétique, c’est le rêve américain qui est mis en scène.

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Oscar Isaac démontre encore une fois (s’il était nécessaire) qu’il peut à peu près tout faire en incarnant ce jeune entrepreneur issu de l’immigration hispanique qui désire prouver que la réussite est aussi possible de manière honnête. Il a une revanche à prendre puisque sa fortune vient de son mariage avec la fille de précédent propriétaire (Jessica Chastain), ce dernier ayant accumulé sa fortune de manière un peu moins « juste ». Abel veut vivre son rêve américain et prouver à tous, y compris ses concurrents qu’il peut y arriver. Il veille à la bonne éducation de sa famille, se montre bien élevé en toute circonstances, veut montrer qu’il est irréprochable à tout instant, comme pour compenser. Tout son entourage est bien évidemment, habitué à d’autres méthodes, qui leur posent moins de remords.

Le film reste classique, dans le fond, mais également dans la forme par ce qu’il invoque du cinéma et ses influences. Chandor parle de la violence comme acte de résistance et en montre toutes les difficultés. Parce que si Abel veut rester droit et juste, il a aussi ses failles. Il est trempé dans l’ambition et de manière plus froide fera également tout pour réussir et s’en donner les moyens. Les lois du capitalisme pur et dur ne sont pas loin et leur victimes également, sans avoir touché d’arme à feu. Il n’y a pas de vainqueur, pas de héros.

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Un très bel écrin, une réalisation impeccable et des performances de haut vol, n’arrivent toutefois pas à faire décoller ce film. On aimerait en savoir plus sur les personnages, leurs fêlures et leur histoire. L’écriture et le rythme manquent de profondeur et ne permettent pas de donner tous le relief que le film mérite. L’ensemble reste trop lisse pour rester propre, avec regrets, car nous aurions pu assister à une saga qui aurait fait date. Chandor a des réserves et ça se voit, il saura j’espère rebondir pour insuffler tout ce qui manque ici, à son prochain film qui ne pourra être que prometteur.

 Synopsis

Un jeune entrepreneur issu de l’immigration tente de se faire une place au soleil dans le business du pétrole. Il a tout réussi, a hérité de l’entreprise de son beau-père et a fait fortune. Mais en 1981 à New York, la violence fait rage et ses concurrents lui mettent des bâtons dans les roues. Son ambition survivra-t-elle à la corruption ?

 

 

 

 

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