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Filmosaure | May 28, 2017

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Les Figures de l’Ombre (2017)

Chalisbury
  • On March 8, 2017
  • http://www.evablanchard.fr

Review Overview

Note
7

Appétissant

Sortie (France) : 8 mars 2017

Très académique mais pas dénué d’intérêt, les Femmes de l’Ombre est un croisement entre Will Hunting et La Couleur des Sentiments. Derrière chaque grand homme…

La conquête de l’espace est un sujet vu et revu au cinéma, avec en tête de ligne, l’inoubliable Apollo 13, à la gloire de ces astronautes émérites dont le monde entier se souvient encore aujourd’hui. Dernier projet en date, un biopic de Neil Armstrong, personnifié par Ryan Gosling, et porté à l’écran par le nouvel enfant chéri d’Hollywood, Damien Chazelle. Mais qu’en est-il vraiment de l’histoire derrière la gloire, et des acteurs principaux qui rendirent possible ces exploits ? Les Figures de l’Ombre nous emmène dans les coulisses de la NASA, à travers l’histoire vraie de 3 femmes, aussi emblématiques que méconnues de tous, et qui jouèrent un rôle déterminant dans la conquête spatiale.

Hollywood a un don certain pour dénicher de belles histoires et mettre au jour des destins incroyables pour les partager au monde entier. C’est parfois ce que l’on demande tout simplement au cinéma, et c’est ce que nous offre Les Figures de l’Ombre. Rien d’étonnant que le film ait été nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur Film et Meilleur Scénario Adapté, tant le sujet et la forme sont académique. Académique et classique, deux adjectifs qui fonctionnent à double tranchant pour certains mais qui confèrent au film une certaine retenue et une légèreté plaisante, notamment par une bande originale, au sens propre et à double voix, Pharell Williams d’un côté et Hans Zimmer de l’autre, pour notre plus grand plaisir.

On se plait à découvrir le destin incroyable de ces femmes noires, d’une extrême intelligence, et qui doivent sans cesse prouver leur légitimité dans un environnement non seulement très masculin mais qui plus est encore très ségrégationniste. Le trio détonnant que forment Octavia Spencer, Taraji P. Henson et Janelle Monae est attachant, à la fois drôles et émouvantes. Spencer et Henson délaissent leur jeu habituellement un poil trop exubérant pour un jeu subtil et fin. La chanteuse Janelle Monae, toute jeune actrice, module encore le sien, et nul doute que celle que l’on a pu apercevoir cette année dans l’oscarisé Moonlight, va continuer encore de se frayer un chemin au cinéma.

Outre l’histoire de nos trois protagonistes, il nous est donné à voir la face cachée de la lu…Nasa, ses rouages, et les difficultés rencontrées par ses ingénieurs, à l’aube de l’arrivée des systêmes informatisés. C’est toute l’Amérique des années 60 que l’on retrouve ici, au cœur de profondes mutations économiques, sociales et technologiques, mais encore en proie à ses travers et ses blessures. On pourra peut-être émettre une réserve quand à l’envie du réalisateur de faire de son film un « fourre-tout » et de vouloir traiter une période si riche, au détriment du développement de ses personnages, ou du moins de ceux qui gravitent autour de l’astrophysicienne Katherine Johnson, héroïne de ce récit.

Quand bien même on pourra reprocher au film un classicisme un peu désuet, on ne peut qu’être emporté par cette histoire vraie touchante et émouvante, de celles que l’on adore découvrir grâce au cinéma.

Synopsis :

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

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