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Filmosaure | September 25, 2018

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Yomeddine (2018)

Chalisbury
  • On May 10, 2018
  • http://www.evablanchard.fr

Review Overview

Note
5

Comestible

Sortie (France) : Prochainement

Yomeddine retrace le parcours d’un lépreux égyptien et d’un orphelin, tous deux en quête d’une famille perdue. Feel good movie sans prétention, mais un peu vain aussi.

Premier film de A.B. Shawky et une des premières séances de la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2018, Yomeddine aurait pû être, à l’image de son pitch, un étonnant road-movie, aux personnages hauts en couleurs et aux situations rocambolesques. Au cœur du récit, nous partons à la rencontre de Beshay, anti-héros, le visage et le corps ravagés par la lèpre, qui s’il a le mérite de susciter l’empathie, ne parvient cependant pas à éveiller beaucoup notre intérêt. C’est également le cas de son petit compagnon orphelin, personnage qui se complaît dans le cliché du gamin pré-adolescent, mi-rigolo, mi-insolent sans vraiment parvenir à nous émouvoir ou nous faire rire. Le duo a malgré tout le mérite de fonctionner, au milieu d’une histoire somme toute assez fade et déjà vue.

Dommage, car le potentiel y était et les éléments narratifs étaient réunis pour orienter cette histoire vers un feel good movie comico-tragique. La faute peut-être à un cinéma encore trop vert, pas assez abouti et un peu trop téléphoné. L’acceptation de soi à travers la maladie, la quête d’identité, l’importance des liens familiaux et l’attachement à celui qui est différent de soi, sont autant de thèmes qui aurait mérité un traitement peut-être plus étoffé et exacerbé, même si la tentative reste louable, surtout dans une compétition telle que celle-ci. Il sera néanmoins intéressant de souligner qu’il est toujours fondamental de donner à voir ces tranches de vie oubliées, où les acteurs évoluent dans leur propre univers, ignoré de tous. La mise en lumière de ces outcast est importante et doit être défendue.

Cependant, malgré des intentions honorables et quelques jolis moments, Yomeddine ne parvient pas à nous émouvoir suffisamment pour que l’on puisse saluer sa présence dans la Sélection Officielle. Belle tentative, mais peut (vraiment) mieux faire.

Synopsis :

Beshay, lépreux aujourd’hui guéri, n’avait jamais quitté depuis l’enfance sa léproserie, dans le désert égyptien. Après la disparition de son épouse, il décide pour la première fois de partir à la recherche de ses racines, ses pauvres possessions entassées sur une charrette tirée par son âne.
Vite rejoint par un orphelin nubien qu’il a pris sous son aile, il va traverser l’Egypte et affronter ainsi le Monde avec ses maux et ses instants de grâce dans la quête d’une famille, d’un foyer, d’un peu d’humanité…

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