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Filmosaure | May 25, 2017

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Super Size Me (2004)

Super Size Me (2004)
Stéphanie Valibouse

Ma note: 7/10

Super Size Me n’est pas l’histoire du seul abruti au monde capable de s’infliger un régime au McDo matin, midi et soir jusqu’à ce que mort s’ensuive. Cette expérience sert de fil rouge un peu marrant (enfin, si on veut…) au documentaire consacré à un problème grave : la société américaine est menacée d’obésité. Ce phénomène, qui s’étend peu à peu au reste du monde, est le fait d’un manque de conscience collective et de responsabilité de la population face à un mode de vie nocif.

Mc Donald’s n’est pas seul responsable de ce mode de vie mais est choisi ici comme symbole de cette “malbouffe”. Pour cause : il existe autant de McDonald’s au États-Unis que de KFC, Burger King et Wendy’s réunis ; et c’est aussi le plus connu par les habitants du pays. Enfin, c’est un enseigne qui “recrute” ses consommateurs dès leur plus jeune âge. Le géant du fast-food est donc une cible toute indiquée pour un documentaire traitant de cette malbouffe qui menace la santé des américains (2ème cause de mortalité après le tabac).

Si Morgan Spurlock se gave de menus Super Size et choisit un régime radical, ce n’est pas pour démontrer que cette nourriture est nocive (ça, on s’en doutait déjà). C’est pour démontrer A QUEL POINT elle l’est, et aller au bout de son raisonnement. Il ne peut pas faire les choses à moitié ou sa démonstration est nulle. Les effets sur sa santé sont d’ailleurs hallucinants, et je doute qu’un régime uniquement à base de, disons, salade, provoque des problèmes cardiaques, hépatiques, respiratoires, dépressifs et érectiles. Ce qui importe, c’est que beaucoup d’américains mangent en moyenne 2 fois par semaine au Mc Do et prennent un menu Supersize dont 600Kcal de frites et une boisson de 2L contenant l’équivalent de 47 cuillers de sucre.

Ces faits sont symboliques du mal-être d’une société entière qui enseigne la malbouffe dès les cantines de ses écoles, où les enfants se fournissent en chips, gâteaux et autres sucreries comme bon leur semble, au risque de devenir diabétiques. Et où le sport n’est pas obligatoire.

Super Size Me n’est pas l’histoire d’un homme victime de Mc Donald’s ou encore de sa stupidité. C’est l’histoire d’une nation, victime passive de son mode de vie. Et ce qui nous paraît évident à nous, français, avec nos minuscules menus Best Of (bah évidemment qu’il va aller mal s’il mange que du Mc Do, DUH) et notre sens de la gastronomie (modestie inside) ne l’est pas forcément outre-atlantique… Le réalisateur admet d’ailleurs à la fin du reportage que s’il a été un peu extrême dans sa démonstration, certaines personnes mangent tout de même tous les jours au fast-food.

P.S. : oui je mange au Mc Do et j’ai eu faim pendant toute la durée du reportage (enfin sauf lors de la pose de l’anneau gastrique…).

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