Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Filmosaure | February 26, 2017

Scroll to top

Top

One Comment

Top 10 films : Anne-Swan

Top 10 films : Anne-Swan
Anne-Swan

Je ne peux que rejoindre mes comparses sur un point : ne sauver qu’une petite poignée de ses films favoris est loin d’être chose facile. Un vrai crève coeur qui nous pousse sans arrêt à nous poser la question suivante : “Ai-je fait le bon choix ?” Je ne m’avancerai pas à répondre un “oui” clairement affirmé, mais la sélection est présente. Une sélection qui, comme vous pourrez le constater, se caractérise par un éclectisme indubitable. Bien que cet exercice soit en tout logique bien plus subjectif que les critiques habituelles, il n’en demeure pas moins intéressant. Après tout, c’est toujours très agréable de partager ce que l’on aime. A fortiori lorsque ces goûts parlent à d’autres que soi.

1. The Hours, Stephen Daldry (2003)

Ce TOP 10 s’ouvre sur un film qui m’a particulièrement touchée, et ce pour plusieurs raisons autres que purement personnelles.Tout d’abord pour son histoire puissante et originale dans laquelle s’entremêlent les vies de trois femmes au destin et époques différentes. Certes dramatique – car elle évoque des sujets graves que peu de films ont finalement osé aborder – il n’en reste pas moins réaliste et dénué de toute forme de misérabilisme. Un point fort du film qui n’aurait pu être sans la performance bluffante d’une Meryl Streep et d’une Julianne Moore au sommet de leur art, et surtout d’une Nicole Kidman aussi méconnaissable qu’impressionnante dans son rôle de l’un des plus grands écrivains anglais du début du XXème : Virginia Woolf. Une performance confirmée par l’Oscar qu’elle reçut à cette occasion la même année. Bien que peu présent dans les esprits en France, The Hours est un beau film dont le sujet de fond, l’interprétation et la magnifique bande originale signée Philip Glass ne laisse pas de marbre.

2. Black Swan, Darren Aronofsky (2011)

Mon second coup de coeur est dédié à deux personnes en particulier. Tout d’abord, au réalisateur Darren Aronofsky pour sa brillante mise en scène qui nous plonge avec brio dans une ambiance malsaine et hypnotique – non sans rappeler un certain Suspiria de Dario Argento -, qui nous tient ainsi en éveil dès les premières secondes du film jusqu’au générique de fin. Ensuite, hommage à l’actrice qui incarne littéralement ce film, à savoir Natalie Portman. Jusqu’à ce jour, nous avions pour habitude de la voir dans des rôles d’ingénues un brin naïves – parfait profil pour le “White Swan”. Pourtant, elle a su nous prouver que sous cette beauté fragile et juvénile pouvait se cacher une noirceur et une folie à faire frémir. C’est ainsi qu’elle parvient aisément à incarner cette dualité clé du film, et à nous en mettre plein les yeux par la même occasion. Tandis que certains perçoivent le film comme un pâle et facile cliché du milieu de la danse, pour ma part j’ose dire que ce cliché est absorbé par une crédibilité rendue possible grâce à l’excellente mise en scène et au jeu d’acteurs sans faille.

Lire la critique complète

3. Little Miss Sunshine, J. Dayton et M. Faris (2006)

Bien qu’ancré dans une certaine mélancolie, ce titre est porteur d’une fraicheur et une légèreté qui font du bien, et d’un humour cynique, parfois absurde mais toujours touchant. La force de Little Miss Sunshine réside dans plusieurs points. Tout d’abord dans la patte reconnaissable du réalisateur qui n’hésite pas à mettre en scène des acteurs secondaires ou peu connus. Combinez ceci avec une trame de fond somme toute banale – à première vue – et vous permettrez non seulement au public de s’attacher à ces différents personnages hauts en couleur, mais aussi de le laisser embarquer émotionnellement dans leur périple. Cette famille un poil marginale devient alors un peu la nôtre au fur et à mesure. Les émotions se succèdent, on rit, on est ému, et une fois le générique de fin annoncé, un sourire persiste au coin de nos lèvres. Avec sa fraicheur et sa brochette d’acteurs brillamment choisis, Little Miss Sunshine nous kidnappe loin de nos préoccupations quotidiennes. On en redemande.

4. The Tree of Life, Terrence Malick (2011)

Une fois n’est pas coutume, il m’était difficilement concevable de ne pas faire figurer The Tree of Life parmi ce Top 10. En effet, pour ceux qui l’ignorent, l’oeuvre de Terrence Malick qui a reçu la Palme d’Or à Cannes en 2011, fut l’objet d’une critique plus qu’élogieuse de ma part il y a quelques mois de cela. Difficile de résumer ce film en quelques lignes tant le sujet est complexe car intimement lié à la foi religieuse. La critique et analyse personnelle évoquée précédemment est de fait bien plus adaptée à une telle oeuvre. Ceci étant, s’il devait être résumé en une phrase, elle pourrait être formulée ainsi : Ce film est beau – au sens propre comme figuré -, spirituel – mieux vaut être ouvert à ce sujet pour en apprécier le contenu -, et traite d’un sujet qui touche tout individu quel qu’il soit : la mort d’un proche et les nombreuses conséquences et questionnements moraux, émotionnels, spirituels, rationnels ou irrationnels qui en découlent. Ceci sans compter une performance remarquable de Brad Pitt, Jessica Chastain et du jeune Hunter McCracken qui interprète avec brio le fils ainé de la famille. Malgré une critique générale du public très mitigée, je continuerai à défendre ce film pour de multiples raisons, la première – et non des moindres – étant qu’il est parvenu à émouvoir l’agnostique que je suis.

5. Dracula, Francis Ford Coppola (1992)

Voici un film que j’affectionne tout particulièrement pour la simple et bonne raison qu’il illustre à mon sens l’une des plus belles histoires d’amour du cinéma. Je sais, cet aveu provoque généralement un haussement de sourcils, signe d’une vive réaction de surprise. Certes, il s’agit d’une histoire d’amour impossible entre le plus célèbre des vampires et une jeune femme qui symbolise la pureté même, certes l’ambiance y est magnifiquement glauque, certes Dracula est un monstre qui se nourrit du sang de ses victimes, certes sa bien aimée est promise au beau Keanue Reeves. Pourtant, Coppola est parvenu à faire de ce monstre un gentleman au charme fou et dont l’amour pour sa belle est si fort qu’il en devient beau et touchant. A cette magistrale personnification et efficace interpretation de l’oeuvre de Bram Stocker s’ajoute une superbe mise en scène qui injecte une dose de sensualité et d’érotisme qui fait son effet.

6. Moulin Rouge !, Baz Luhrmann (2001)

Après le très réussi Romeo + Juliette, Baz Luhrmann a choisi de rendre hommage à la France et à son plus célèbre cabaret qui marqua le tout Paris de la fin du XIXème : Le Moulin Rouge. A l’image d’une majorité des réalisateurs mentionnés précédemment, Lurhmann est à l’origine d’un style qui lui est propre, et dans lequel la musique est omniprésente. Avec son fond de comédie musicale, Moulin Rouge ! est est une preuve supplémentaire. Et pour l’occasion, le réalisateur revisita des classiques en faisant appel à des maitres du genre tels que Pavarotti, Bowie ou encore Massive Attack comme cerise sur le gateau. Cette ambiance musicale détonnante sert à merveille un décor somptueux et une dynamique si précieuse à Lurhmann. Nicole Kidman et Ewan McGregor s’en sortent à merveille et cette combinaison gagnante nous immerge immédiatement dans ce drame amoureux jonché de rebondissements. Ainsi, Moulin Rouge ! nous en met plein les yeux, plein les oreilles et nous offre cette dose de merveilleux dont tout un chacun cherche à se délecter.

7. Melancholia, Lars Von Trier (2011)

Qu’on aime Lars Von Trier ou non, difficile de nier l’oeuvre d’un véritable auteur. Melancholia s’apparenterait plus à une toile de maitre qu’à un simple film. Pour preuve, il parvient à marier de la beauté à l’événement dramatique par définition : la fin du monde et de toute vie sur Terre. Chaque personnage et leurs états d’âme respectifs sont travaillés avec une finesse hors pair, et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Kirsten Dunst a reçu le prix d’interpretation féminine à Cannes en 2011. Cette oeuvre est visuellement et émotionnellement magnifique, sobre, cosmique, envoutante, et d’une intensité qui trouve sa force dans une subtile retenue. Mais ce n’est pas tout. Il est également un bel hommage au 7ème Art pour ses innombrables références artistiques qui demeurent une source d’inspiration inépuisable pour son auteur. Bref, un vrai bijou.

Lire la critique complète

8. Hot Fuzz, Edgar Wright (2007)

Ce film fut l’objet d’une critique plus qu’élogieuse de ma part la semaine passée, à l’occasion de la sortie du dernier né d’Edgar Wright : Le dernier pub avant la fin du monde. Pour éviter toute forme de redite, je me contenterai de réaffirmer mon amour pour ce trio gagnant – Wright, Pegg et Frost – qui ne cesse de nous faire rire et de nous surprendre avec leurs références cinématographiques à gogo et leur volonté de révéler et d’entretenir cet esprit juvénile qui fait du bien. Geek, hilarant, étonnant, détonnant, original et so british à souhait, Hot Fuzz ne déroge pas à la règle et ce pour le plus grand plaisir de tous.

9. Mulholland Drive, David Lynch (2001)

Voici l’un des films dont on ne ressort pas indemne, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour son histoire, qui oscille entre polar noir et drame psychologique, et qui n’a de cesse de plonger le public dans une atmosphère hypnotique et oppressante tant les questionnements se font permanents. Ensuite, pour sa mise en scène à couper le souffle, laquelle adoucit cette complexité pour la rendre délectable. Mulholland Drive est une petite bombe à retardement, une oeuvre érotico-schizophrénique qui joue avec le spectateur sans que celui-ci ne s’en aperçoive. Ce n’est qu’une fois le générique de fin lancé que ce dernier restera assis sur son siège quelques instants, le temps de reprendre ses esprits et de se remettre de la claque cinématographique donnée par monsieur Lynch.

10. Lost in Translation, Sofia Coppola (2001)

Décidément, tout porte à croire que 2001 fut une année de grands crus. Il m’était impossible de clore ce Top 10 sans mettre à l’honneur une réalisatrice dont l’oeuvre cinématographique m’inspire un réel respect. Avec Lost in translation, Sofia Coppola réussit un véritable coup de maitre puisque la contemplation, l’ennui et le flottement permanent synonyme de déroute totale des personnages sont le coeur même de ce film. Pourtant, cet ennui est loin d’être ressenti lors du visionnage. Outre une mise en scène impeccable et une ambiance musicale envoutante et si chère à Sofia Coppola, ce résultat est permis par un jeu d’acteurs sans faille et un duo Bill Murray, Scarlett Johansson juste parfait. On s’attache à eux, on se met à leur place, on espère, on fantasme, et on flâne à distance dans un Tokyo où le choc des cultures est si justement représenté. Une petite pépite à voir et à revoir.

Comments

  1. De très beaux choix… huhuhu. Tiens, j’ai envie de revoir “Tree of life”. J’avoue que “To the wonder” m’a également émue, et j’en avais fait une petite critique, à défaut de m’attaquer au monument “Tree of life”! Et je précise que le grand Monsieur qui a donné la Palme, n’est d’autre que Robert DeNiro! Il y a Palme et Palme et Président et Président… voilà c’était mon petit coup de gueule (coeur).

Submit a Comment