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Filmosaure | March 24, 2019

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The Canal (2014)

The Canal (2014)
Stéphanie Valibouse

Review Overview

Note
5

Comestible

Sortie : prochainement

Présenté en compétition à la 20ème édition de l’Etrange Festival, The Canal ne propose rien de bien nouveau pour le genre. On retient une bande-son efficace et l’atmosphère du fameux canal, particulièrement angoissante.

Plus prolifique que son voisin britannique, le film d’horreur irlandais a tendance à nous surprendre, avec des petites perles régulières. Il y a deux ans, l’Etrange festival diffusait l’excellent Citadel, cauchemar éveillé imprégné d’agoraphobie. On pourra aussi citer la vache mutante d’Isolation ou les monstres alcoolophobes de Grabbers.

Malheureusement, aucun des éléments ayant rendu ces derniers sympathiques ne se retrouve dans The Canal, un film d’horreur somme toute assez simple et seulement rattrapé par la bonne volonté évidente d’un réalisateur amoureux de cinéma. Ivan Kavanagh se targue d’avoir souhaité rendre hommage aux films d’horreur classique, voire les caricaturer, avec cette intrigue très basique servant de prologue à beaucoup d’oeuvres : une petite famille sans histoire emménage dans une nouvelle demeure.

the canal rupert evans Antonia Campbell-Hughes

A défaut de subir l’entrée en scène crescendo d’un esprit maléfique dans la maison, nous aurons au moins droit à un événement dramatique dès le premier quart, éveillant notre curiosité. Le coeur de l’action horrifique se déroule au bord d’un canal qui semble avoir fortement inspiré le réalisateur : ambiance glauque, air qu’on imagine vicié et hautes herbes dissimulant un cadavre ou deux au moment opportun…

Les mésaventures du pauvre David, protagoniste principal de The Canal et employé dans une cinémathèque, semblent ponctuées d’hommages plus ou moins directs aux films d’horreur. Mais ces références ne constituent souvent qu’en une simple reprise du concept, le plus flagrant étant cette femme aux longs cheveux traversant un écran afin de poursuivre sa victime, sans recherche d’un angle particulier pour se différencier de Ring. Un autre parallèle malheureux, puisqu’il se fait au détriment de The Canal, s’effectue lorsque David visionne d’anciennes bobines de film hantées… qui pâlissent de la comparaison avec Sinister, dont les passages en “found-footage” en ont traumatisé plus d’un.

rupert evans the canal

Ivan Kavanagh tente tout de même de ne pas trop sombrer dans les techniques faciles des pires films d’horreur (notons tout de même quelques jump-scares…) et dote son film surtout d’une bande son impressionnante, particulièrement effrayante.

Que dire du dénouement en “twist” de The canal, mis à part sa prédictibilité ? L’oeuvre aurait gagné à demeurer dans la suggestion plutôt que de prendre son spectateur par la main et faire la lumière sur les événements de cette manière. Il faut parfois savoir faire confiance à son audience.

Au final, The canal ne propose aucune innovation et sera vite vu, vite oublié dans un paysage cinématographique horrifique où l’originalité représente désormais la survie.

Synopsis

Archiviste, David Williams vit une existence tranquille, jusqu’au jour où on lui remet une vieille bobine datant de 1902. Sur celle-ci est inscrit “scène de crime” et elle montre le triple homicide qui a eu lieu dans la maison de Dave.

Comments

  1. Thierry

    Découvert à l’étrange festival, un film à voir, à mon avis, pour les amoureux du genre, film avec lequel les rares critiques n’ont pas été tendre pourtant. Voici le seul article que j’ai trouvé qui lui rend enfin hommage http://www.delacaveaugrenier-blogcine.fr/critique-the-canal/

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