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Filmosaure | May 25, 2017

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Dates (2013)

LePimont

Review Overview

Note
8

Savoureux

Si ce soir vos amis organisent un double dates et que vous comptez rester seul(e) avec votre chat et une bonne soupe aux poireaux à vous morfondre sur votre célibat, Dates est la nouvelle série qui vous fera peut-être relativiser votre situation.

Dates nous propose de découvrir des rencontres amoureuses sur Internet sous toutes leurs coutures. Dans chaque épisode, nous nous retrouvons au cœur d’un tout premier rendez-vous amoureux arrangé avec son lot de bonnes et de mauvaises surprises. Dates traite ainsi de sujets assez sérieux comme l’adultère, l’homosexualité, des critères de sélection qui nous habitent ou tout simplement du manque de confiance en soi.

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Chaque épisode dure une vingtaine de minutes et nous invite à rentrer dans l’intimité de ces mythiques premiers rendez-vous Londonien. Les personnages se découvrent pour la première fois dans un restaurant ou un bar où l’intrigue se déroule en huit clos. Après l’aspect physique, ces trentenaires se dévoilent en se racontant leurs espoirs et leurs rêves amoureux. Parfois, les personnages s’accrochent et pensent avoir trouver l’âme sœur, Dates ne les épargne pas, les laissant seuls avec leur énièmes déceptions.

Pour une fois, on ne parle pas uniquement d’une certaine misogynie masculine. Les hommes ne sont pas les seuls à chercher des relations charnelles, ce ne sont pas non plus les seuls à  mentir et à tromper. Dates parle ainsi des femmes qui abîment les hommes en exposant leurs vices au grand jour. Les situations sont parfois un peu crues, mais elles sont réalistes et c’est ce qui fait aussi la force de cette série.

Dates

C’est d’ailleurs la marque de fabrique de son réalisateur qui n’est autre que Bryan Elsey, le célèbre créateur de Skins. On retrouve sa patte dans l’ambiance très British de la série, avec ce petit côté trash qu’il sait tant manier avec finesse. Comme dans Skins, les personnages sont abîmés par la vie et terriblement Anglais. On apprécie d’autant plus l’humour et les dialogues qui nous dépayse complètement. Ainsi, Bryan Esley nous offre une série très graphique et très harmonieuse, avec de très beaux plans tant sur la lumière que dans la mise en scène. Sans parler des dialogues accrocheurs et des scénarios savoureux.

Bien que les épisodes soient déconnectés les uns des autres, un personnage revient de manière récurrente. C’est Mia, interprétée par Oona Chaplin, actrice mythique de Games of Thrones qui se révèle être une incroyable actrice. Quant aux autres acteurs, connus ou non, ils sont bluffants et nous paraissent très prometteurs.

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Une fois la première saison achevée, on émet tout de même quelques craintes quant à une éventuelle lassitude des téléspectateurs. La ligne conductrice des rendez-vous amoureux qui fait la force de la série pourrait s’avérer être aussi son point faible. Pas sûr que le public reste fidèle à une seconde saison, le sujet étant à la longue un peu redondant. C’est une très belle série que nous voyons vivre sur une seule saison.  Affaire à suivre.

Pour aller plus loin, on pourrait dire que Dates n’est pas qu’un bon divertissement. La série a presque une portée anthropologique puisqu’elle nous force à nous pencher sur des problèmes soulevés par les nouveaux modes de rencontres. Terminées les rencontres spontanées, aujourd’hui nous cherchons l’amour à tout prix et surtout via des critères extrêmement précis. Mais n’est-ce pas là la clé du problème ?

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