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Filmosaure | October 18, 2018

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Waste Land (2015)

Florent Bodenez

Review Overview

Note
2

Écoeurant

Sortie (France) : 11 mars 2015

Waste Land est le dernier volet du triptyque Anatomie de l’amour et de la douleur, commencé par le réalisateur Pieter Van Hees il y a 8 ans avec le film Left Bank, puis Dirty Mind en 2009. Il faut espérer que ces deux films (que je n’ai pas vu) ne soient pas aussi vides et dénués d’interêt que ce troisième opus.

Difficile de résumer ce thriller psychologique belge emmené par Jéremie Renier. Non pas qu’il soit complexe (même s’il cherche à tout prix à l’être), mais parce que le film a du mal à suivre un fil rouge et se perd tout seul en voulant à tout prix jouer la carte psychologique. L’acteur qui a campé Claude François dans Cloclo joue Léo Weste, un inspecteur à la brigade criminelle de Bruxelles. On suit le personnage dans une enquête sur la mort d’un jeune Congolais, qui va ébranler son équilibre familial et sa vie professionnelle lorsqu’il va faire la rencontre de la sœur de la victime, avec laquelle il va nouer une relation très particulière. Entre rites africains, hallucinations et théorie du complot, le personnage va vite être déboussolé. 2014-10-23_22h12_11-800x526Le réalisateur tente d’insuffler un esprit urbain très froid, aux moyens de décors lugubres, de nombreuses scènes de nuit et une bande-originale minimale et psychédélique. Une esthétisation en cohérence avec le propos, mais qui ne sert pas vraiment le film, tant cette froideur met le spectateur à distance. On ne prend pas réellement de plaisir, d’autant qu’on a du mal à ressentir les enjeux de l’enquête qui nous est imposée. Celle-ci sert uniquement de toile de fond pour mettre en avant les troubles psychologiques de Léo. Les personnages sont en revanche bien définis et nuancés, ce qui est aussi dû aussi au jeu d’acteur très convaincant (formidable Nathali Broods notamment). L’aspect le mieux relaté à l’écran est la situation familiale du personnage, partagé entre son rôle de père et de mari.

Mais passé une première partie qui essaie de poser les bases sans réellement nous intéresser, on plonge dans un délire hallucinogène du personnage, qui, perdu dans son enquête va se retrouver seul, sans espoir et péter les plombs. Sur le papier, c’est intéressant, mais le désintérêt pour le scénario qu’on éprouve auparavant nous empêche de nous sentir concerné. Au contraire, cela nous perd dans une histoire qui ne semble pas avoir de fin. D’ailleurs, elle n’en a pas vraiment.

14-1006_gallery_1C’est assez bancal, on ne sait pas trop comment appréhender ce à quoi on assiste. Un sentiment renforcé par la réalisation, à la fois réfléchie et désinvolte, tantôt juste, tantôt ratée. Tout cela est assez paradoxal. En voulant faire un film qui traite de la dérive psychologique de son personnage au détriment d’une enquête policière qui aurait presque été plus interessante à traiter (quoique), le réalisateur offre un produit vide de sens. « Ce que l’on croit peut devenir réalité » nous dit l’affiche du film. Moi je crois que Waste Land est raté, c’est une réalité. Reste Jérémie Renier, qui trouve là un rôle de composition intéressant.

Synopsis

Léo Woeste est inspecteur à la brigade criminelle de Bruxelles. Il vit avec Kathleen et leur fils Jack, 5 ans. Jour après jour, il explore les bas-fonds de la ville, le « Waste Land ». Sa famille lui permet de garder pied. Mais l’enquête sur le meurtre d’un jeune congolais amène Léo à rencontrer la soeur de la victime, une femme magnétique et déterminée. Entre rituels, fascination et vieux démons, l’équilibre de Léo semble plus que jamais menacé …

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