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Filmosaure | March 24, 2019

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Mad Max : Fury Road (2015)

Stéphanie Valibouse

Review Overview

Note
9

Repas de fête

Sortie (France) : 14 mai 2015

Road-trip jouissif et explosif à travers le désert, Mad Max : Fury Road s’impose immédiatement comme une référence culte qui remettra à jour les attentes du public envers le blockbuster moderne.

L’épopée s’ouvre dès ses premières minutes sur une course-poursuite déjantée, annonçant le rythme des deux heures à venir. Pas d’introduction ni d’épilogue, considérés comme une perte de temps, car c’est ainsi que George Miller a construit son film : sans formalités et aussi pressé que ses personnages, qui se dévoilent au fur et à mesure du rallye dans lequel ils se trouvent embarqués.

Des personnages rendus remarquables, tous à leur manière. Tom Hardy prend avec aisance la relève d’un Mel Gibson devenu trop vieux pour endosser le costume de Max, accompagné d’une voix off hautement symbolique des démons intérieurs qui le rongent encore. Capturé par les hommes du despote Immortan Joe, il se retrouve entraîné malgré lui dans une querelle opposant le dirigeant à l’impératrice Furiosa, qui a pris la fuite.

Charlize Theron, Mad Max Fury Road

Charlize Theron, Mad Max Fury Road – Warner Bros. Entertainment Inc. © 2012 Village Roadshow Films

On savait Charlize Theron apte à incarner une variété de protagonistes éloignés de la belle blonde éthérée – l’exemple le plus frappant étant sa prestation dans Monster – et elle prouve une fois de plus son talent, faisant de la magnifique Furiosa l’héroïne du film, presque au détriment de Max, et sans que cela ne dénature l’esprit de la saga. Car Mad Max : Fury Road a des accents féministes derrière ses moteurs rugissants, et les femmes qui arpentent Désolation ont la grâce et le courage des lionnes.

Hugh Keays-Byrne, qui incarnait Le Chirurgien du premier Mad Max, revient sous les traits de l’effrayant Immortan Joe, fascinant tyran déifié, contrôlant la population par la pénurie d’eau, et objet d’un culte fanatique poussant ses adeptes à se sacrifier pour attendre le Valhalla.

Mad Max Fury Road George Miller

Mad Max Fury Road, par George Miller. Warner Bros. Entertainment Inc. © 2012 Village Roadshow Films

Ni suite, ni reboot, Mad Max : Fury Road respecte la mythologie des premiers opus, tout en l’enrichissant et se renouvelant avec inspiration. L’esthétique et le foisonnement du film en deviennent d’autant plus incroyables lorsqu’on sait que 80% des cascades et effets spéciaux ont été réalisés sans avoir recours au numérique. Une envie de matière, de crasse, de poussière et de rouille qui rattache Fury Road à l’authenticité de ses prédécesseurs. Des freaks sortis tout droit de Total Recall, des vilains aussi répugnants que ceux de Dune, des pratiques médicales cauchemardesques à base de moisson forcée sur des êtres humains gardés en vie à cet effet, et une multitude d’autres détails parsèment la dernière création de George Miller. Une profusion de costumes ébouriffants, de véhicules singuliers, de paysages étourdissants et de personnages plus cinglés les uns que les autres placent ce nouveau volet dans la lignée directe des oeuvres de science-fiction à univers fort qui ont marqué l’histoire du cinéma.

Synopsis

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

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