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Filmosaure | February 23, 2019

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Seul sur Mars (2015)

Stéphanie Valibouse

Review Overview

Note
8

Savoureux

Sortie (France) : 21 octobre 2015

En évitant les écueils du film de survie dramatique à tendance tragique, Ridley Scott crée un concentré d’optimisme, de débrouillardise et d’humour finement rythmé qui décontenance son spectateur.

On n’arrête plus Ridley Scott. Entre les deux premiers épisodes de l’extravagante saga Prometheus, le cinéaste nous sort au moins un film par an, et comme à son habitude, sans se fixer sur un genre en particulier. On accueille Seul sur Mars avec un mélange d’appréhension et d’excitation, comme chaque fois qu’une promesse cinématographique semble trop belle pour être vraie : ces deux dernières années ont vu passer Gravity et Interstellar, mastodontes du film d’espace qui explosent le standard qu’on attend de ce type de film. Après Cuarón et Nolan, à Ridley Scott de s’y mettre – tout en revenant à ses premières amours puisqu’après tout, c’est le survival spatial puis l’anticipation qui ont lancé sa carrière avec les immenses Alien et Blade Runner.

Mais nous sommes loin d’Interstellar, qui lui-même n’avait rien à voir avec Gravity. Ne comparons pas l’incomparable et rendons à chacun des grands, son talent. Le réalisateur prend une direction encore différente et, d’une situation absolument horrifiante, crée un feel-good movie. Il l’a déjà fait brillamment avec Thelma et Louise, et récidive avec succès, appuyé par une bande-son punchy et un casting sans faille.

seul sur mars matt damon jessica chastain kate mara

Au sein de décors approuvés par nul autre que la NASA, Matt Damon campe l’astronaute oublié à 225 millions de kilomètres de la Terre – tiens, ça nous rappelle quelque chose… Avec 300 jours de nourriture à portée de main et 4 ans à attendre avant que la prochaine mission vers la planète rouge n’arrive sur place, Mark Watney fait la différence grâce à sa personnalité pleine d’aspérités : sarcastique sur sa propre situation, analytique, courageux, et doté d’une indestructible bonne humeur.

Il y a quelque chose avec les protagonistes de Seul sur Mars. Comme si cette bande d’humains tous plus attachants les uns que les autres, prêts à tout pour sauver l’un des leurs, sans le traître type du blockbuster, mais toujours avec des doutes et des enjeux dépassant leur cercle proche, nous redonnaient un peu de foi en l’humanité. On découvre un héros qui ne se prend, pour une fois, pas trop au sérieux, et des blagues qui ne sentent pas le réchauffé de punchline posée là par habitude. Ridley Scott filme merveilleusement bien ses personnages féminins, ici incarnés par Jessica Chastain, Kate Mara ou encore Kristen Wiig qui illuminent l’écran non en tant que femmes mais en tant qu’astronaute, scientifique ou responsable RP face à une situation inédite opposant la NASA au reste de la planète.

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On en ressort ému et tout rafraîchi, espérant presque que Ridley Scott soit allé plus loin dans la différence – on décèle dans Seul sur Mars un soupçon de patriotisme et quelques applaudissements clichés non nécessaires. Mis à part ces quelques moments pardonnables, on suit avec passion les aventures de Mark Watney, découvrant avidement ses solutions purement scientifiques et rationnelles à tout imprévu. Et puis au moins, celui-là, on sait qu’il n’aura pas de suite, quelle que soit l’issue de cette mésaventure.

Synopsis

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. 

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