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Filmosaure | December 15, 2017

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Justice League (2017)

Sofiane
  • On November 22, 2017
  • https://leblogdesofiane.wordpress.com/

Review Overview

Note
6

Comestible

Sortie France : 15 novembre 2017

Dans les catégories “film attendu au tournant” et “film le plus durement critiqué”, Justice League risque de remporter la majorité des suffrages. Au coeur de cette déferlante négative, on trouve d’une part un développement chaotique qui, entre autre, a vu Zach Snyder laisser la main à Joss Whedon et d’autre part, une déception immense devant le manque de noirceur de l’oeuvre. Cependant, Justice League n’est pas un film infâme comme beaucoup le clament.

Reunion de certains des héros de la famille DC, Justice League réunit Batman, Wonder Woman, Aquaman, Flash et Cyborg incarnés respectivement par Ben Affleck, Gal Gadot, Jason Momoa, Ezra Miller et Ray Ficher. La création de la fameuse Justice League est au coeur de ce film et l’on assiste à une réunion orchestrée autour d’un principe simple : un ennemi risque de détruire la terre et nos héros vont devoir s’unir pour le contrer. Ce choix simple n’est pourtant pas mauvais car le questionnement qui est posé est celui de la responsabilité : celle qui incombe à ces gens capables d’agir et qui refusent de le faire. Ainsi, chaque héros va se retrouver poussé, par un concours de circonstances, à faire ce pour quoi il est fait : agir.

Evidemment, une telle quantité de personnages principaux condamne le film à les introduire et caractériser chacun d’entre eux, ce qui plonge l’oeuvre face à sa première et, en réalité sa plus grande erreur, être beaucoup trop court. En effet, le manque de caractérisation des héros confine le film à une réunion un brin artificielle et vite expédiée. Aussi, le manque de charisme de l’antagoniste (entièrement fait de CGI) fait de lui un piètre faire-valoir pour nos héros. Ainsi, le film se réduit à une réunion, un affrontement et un espoir pour l’avenir : une structure vue et revue.

Pourtant, le film a des qualités indéniables. Tout d’abord, un humour étonnamment pertinent la plupart du temps grâce notamment à Ezra Miller qui offre un personnage plus qu’intéressant de part le fait qu’il ne sait pas se battre et entre dans l’arène malgré tout. On apprécie aussi ce Batman qui se remet en question et comprend qu’il ne pourra pas lutter toute sa vie contre le mal. Aquaman est étonnamment une révélation, intriguant de part son interprète plutôt inspiré. Le point noir est clairement Cyborg qui n’est là que pour faire avancer l’intrigue. Il en va de même pour Wonder Woman qui ne réussit rien à part prendre un air moralisateur détestable (ce qui nous rappelle l’immonde Wonder Woman de Patty Jenkins). A cheval entre deux visions, le film aurait pu être bien plus profond car les thématiques envisagées sont très intéressantes et singulières dans le monde des super-héros. Quoiqu’il en soit, nous devons prendre ce film pour ce qu’il est et non pas ce qu’il aurait pu être. Sur ce point, on a le droit à un film qui divertit, propose humour qui marche et un concentré d’action plutôt lisible dans l’ensemble.

Sans être un infâme long-métrage (souvenons-nous de Green Lantern et des films sur les 4 Fantastiques qui sont des supplices sur écran), Justice League dévoile un potentiel inexploité mais se révèle être un film correct, loin de sa réputation de pire film de l’année ou de l’univers DC.

Synopsis

Motivé par le retour de sa foi en l’humanité, ainsi que par l’acte désintéressé de Superman, Bruce Wayne demande de l’aide de sa nouvelle alliée, Diana Prince, pour faire face à un ennemi plus grand encore. Ensemble, Batman et Wonder Woman doivent enrôler une équipe de métahumains pour affronter cette nouvelle menace. Mais malgré la formation d’une équipe inédite, composée de Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash, il est peut-être trop tard pour sauver la planète d’un assaut aux proportions catastrophiques.

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