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Filmosaure | September 25, 2018

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Petra (2018)

Julie Pitaud

Review Overview

Note
6

Plaisant

Sortie (France) : Prochainement

Jamais deux sans trois pour Jaime Rosales, qui – après Las horas del dia et Sueño y silencio – revient cette année à la Quinzaine des Réalisateurs avec Petra, une tragédie grecque revisitée.

Passionnée d’art, Petra s’installe non loin de Gérone, en résidence chez Jaume, un plasticien qu’elle admire depuis toujours. En quête de son propre père, notre héroïne éponyme va aller jusqu’à s’infiltrer dans la famille de l’artiste pour tenter de répondre à cette question existentielle, et découvrir, au fur et à mesure de lourds secrets…

Si, dans Petra, les drames se succèdent les uns aux autres, et que la recherche de la vérité reste le fil rouge du long métrage, il n’en demeure pas moins que le rythme du film est loin d’être effréné. Probablement à cause des sentiments plus qu’intériorisés par chaque personnage. On reste en effet assez perplexe devant cette capacité à encaisser, à subir et à très peu extérioriser la douleur. La violence est latente, le film pourtant intelligemment découpé en actes, mais on s’habitue malheureusement trop vite à ce ronronnement monotone. Et même si Barbara Lennie (que l’on peut voir notamment dans Todos lo saben), Marisa Paredes et Joan Botey jouent à la perfection, les non-dits s’accumulent sans reliefs, rendant le film assez lourd.

Heureusement, la conclusion de cette dramaturgie espagnole aura sûrement pour mérite de faire se gausser tout un chacun, un gloussement ironique et quasi nerveux qui semble réveiller le public. Des faux-airs de mimesis classique en somme, ponctuée de fatalités et de quelques rebondissements rocambolesques.

Pour conclure, dans Petra, la dimension grecque prend le dessus. Pas trop réaliste, ni assez théâtral, difficile de naviguer en eaux troubles. Et malgré un scénario minutieusement travaillé et des thématiques universelles (paternité, deuil, amour, trahison…), les longueurs ont un peu raison de nous. Dommage.

Synopsis

Petra, jeune artiste peintre, n’a jamais connu son père. Obstinée, la quête de ses origines la mène jusqu’à Jaume Navarro, un plasticien de renommée internationale. Ce dernier accepte de l’accueillir en résidence dans son atelier, perdu dans les environs de Gérone. Petra découvre alors un homme cruel et égocentrique, qui fait régner parmi les siens rancœur et manipulation. Espérant des réponses, la jeune femme consent à se rapprocher de cette famille où dominent les non-dits et la violence. Petra trouvera-t-elle vraiment ce qu’elle est venue chercher ?

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