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Filmosaure | April 30, 2017

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Cold in July (2014)

Chalisbury
  • On May 26, 2014
  • http://www.evablanchard.fr

Review Overview

Note
4

Fadasse

Sortie (France) : 31 décembre 2014

Cold in July est présenté au Festival de Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs. Petit nanar divertissant, sa présence ici reste toutefois encore un mystère…

Réalisateur des tordus We Are What We Are et Stake Land, Jim Mickle revient avec un film largement plus soft que les précédents, sage et formaté. « C’est l’histoire d’un type », Michael C.Hall, gentil père de famille, qui, dans une Amérique ou tout bon citoyen possède un gros gun, abat un cambrioleur et se retrouve embarqué dans une histoire de famille et de voyous. Le pitch assez intéressant, aurait pu nous promettre un polar sous haute tension, surtout avec la présence de Sam Shepard et Michael C.Hall à l’affiche. Malheureusement, passé le premier quart d’heure assez captivant, le retournement de situation tant attendu retombe comme un soufflé mal cuit alors que tous les ingrédients étaient réunis pour développer une intrigue plus étoffée.

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Abordons aussi le cas Don Johnson, qui signe son retour dans un rôle principal, après quelques apparitions hollywoodiennes. Au top de sa forme, celui-ci se fait le porte-parole de Jim Mickle, dans sa volonté de mélanger les genres et les styles, en l’occurrence, la comédie et le polar. En nous offrant des moments complètement hilarants, il est l’argument comique du film, mais malheureusement très mal construit et maladroit, et provoque par exemple le fou rire du spectateur dans une scène clé et dramatique du film. Au lieu d’une subtile dose de comédie et quelques touches de dédramatisation par ci, par là, Don Johnson met les pieds dans le plat, et même s’il on rit, on est souvent gêné. On en vient à se demander ce que le réalisateur a cherché à nous montrer et démontrer, tant le message est brouillé. Bien qu’on puisse y voir une certaine satire de cette société armée jusqu’aux dents et qui se fait justice elle-même, le moindre propos moralisateur se noie dans un océan d’improbabilité, de ralentis, et de Don Johnson.

cold in july don johnson

Le film n’en reste pas moins un bon divertissement, très éloigné de ce qu’on a l’habitude de voir dans ces séléctions cannoises. C’est également avec un plaisir non dissimulé, que l’on retrouve le placide et flegmatique Sam Shepard, dans un rôle très peu bavard mais tourmenté à souhait, et qui vient contrebalancer l’ouragan Johnson.

Cold in July trompe un peu sur sa marchandise, tant dans son titre que sa bande-annonce. Un mélange maladroit entre comédie et polar, qui reste un relatif bon moment dans l’intellectualisation extrême d’un festival aussi prestigieux que celui de Cannes. En bref, un bon nanar de dimanche après-midi.

Synopsis :

1989. Texas. Par une douce nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Alors qu’il est considéré comme un héros par les habitants de sa petite ville, il est malgré lui entraîné dans un monde de corruption et de violence.

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