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Filmosaure | December 10, 2018

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Knight of Cups (2015)

Betty Elms
  • On February 19, 2016
  • http://cinemabook.wordpress.com/

Review Overview

Note
10

Festin oculaire

Sortie (France) : 25 novembre 2015

« Il était une fois un jeune prince que son père, le souverain du royaume d’Orient, avait envoyé en Égypte afin qu’il y trouve une perle. Lorsque le prince arriva, le peuple lui offrit une coupe pour étancher sa soif. En buvant, le prince oublia qu’il était fils de roi, il oublia sa quête et il sombra dans un profond sommeil… » Cette histoire est celle que Rick connaissait quand il était enfant, aujourd’hui, il cherche son chemin, le sens de sa vie, à Santa Monica, dans l’univers impitoyable d’Hollywood.

To The Wonder, le précédent film de Terrence Malick, radicalisait l’expérience narrative et cinématographique de The Tree of Life. Knight of Cups rend l’expérience plus grande et prend d’avantage d’envergure. Malick continue d’explorer les profondeurs de l’âme, écrit des mots avec des images. Le sujet est ici, un homme blasé de sa vie, enchaînant les conquêtes féminines et cherchant son chemin de croix pour trouver un sens à sa vie. Celle-ci pourrait ressembler au paradis, mais il cherche à en distinguer l’enfer. Son périple est celui d’un pèlerin moderne.

Rick (Christian Bale)

Rick (Christian Bale)

Ce n’est pas un hasard, si désormais Malick filme un nouveau décor : la ville et son architecture, cela signifie plus qu’une simple révolution dans l’univers du réalisateur. L’exploration de l’âme peut aussi toucher notre société, nos préoccupations citadines de gens occupés et comblés par la vie, ainsi que le vide et la recherche intérieure. Ce qu’il effleure, ce sont les icônes de nos vies, nos croyances et finalement, un maelström magnifique et magique. Rick erre dans la faune Hollywoodienne et croise des starlettes brisées, des paillettes encore plein les cheveux et des portraits hallucinés de personnages en perdition pour retenir encore plus le vertige de sa propre existence. Le portrait visuel de cette vie, nous frappe et nous aveugle de sa puissance d’immersion dans ces palais vides et ces univers superficiels. C’est si beau, si léché que nous tombons sur le charme de chaque plan pour y plonger nos yeux, notre âme et nos sens, pas besoin de 3D, les sensations ressenties à travers l’écran vont au-delà de toute expérience sensorielle qu’une salle obscure peut offrir. Les images alternent différents styles qui ne manquent pas de nous surprendre : une vidéo, un travelling circulaire, et rien n’est que cosmétique pure, il y a toujours un signifiant lié au signifié. Jamais la beauté et la performance ne sont isolés de la sensation et du message qu’elle veut porter.

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Le sujet parle d’un homme pris dans l’univers du spectacle, mais l’histoire, elle, va au-delà. Sa quête est philosophique et parle à nos consciences. L’esprit des images sur cet écran n’a plus de limite par rapport au désir de réel. Ce n’est plus simplement un film, c’est une symphonie, une fête. Ce que nous offre Knight of Cups, c’est un regard neutre sur une société, dans laquelle nous trouvons la beauté, le désenchantement, mais surtout ce que chaque âme y projette, selon son histoire, et qui grâce à la poésie de ce chef d’œuvre pourra s’envoler bien au-delà de ce que l’on pouvait imaginer.

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Synopsis

« Il était une fois un jeune prince que son père, le souverain du royaume d’Orient, avait envoyé en Égypte afin qu’il y trouve une perle. Lorsque le prince arriva, le peuple lui offrit une coupe pour étancher sa soif. En buvant, le prince oublia qu’il était fils de roi, il oublia sa quête et il sombra dans un profond sommeil… » Le père de Rick lui lisait cette histoire lorsqu’il était enfant. Aujourd’hui, Rick vit à Santa Monica et il est devenu auteur de comédies. Il aspire à autre chose, sans savoir réellement quoi. Il se demande quel chemin prendre.

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