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Filmosaure | August 24, 2017

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4 Comments

Le Hobbit : un voyage inattendu (2012)

Stéphanie Valibouse

Review Overview

Note
7

Savoureux

Sortie (France) : 12 décembre 2012

Presque une décennie après Le retour du roi, Peter Jackson revient avec l’adaptation du roman de Tolkien dont la saga tire ses origines : Le Hobbit. Spectaculaire mais familier, Un voyage inattendu transcende la plupart des difficultés découlant de l’exercice et s’inscrit sans peine dans la lignée du Seigneur des Anneaux dont il pose les bases.

Le Hobbit représentait un challenge de taille pour Peter Jackson car à l’inverse de sa suite, il s’agit d’un roman destiné aux enfants. Tolkien dédiait l’oeuvre à ses propres enfants et cela se ressent dans son écriture, emplie d’une naïveté qui s’effacera dans ce roman bien plus sombre qu’est Le Seigneur des Anneaux. Mais si la trame de base du Hobbit – treize Nains à la recherche d’un trésor perdu – demeure bien simplette comparée à cette lutte du Bien contre le Mal portée par son successeur, Peter Jackson parvient à en façonner un film d’aventure héroïque malgré tout.

L’entreprise même de cette adaptation sera d’ailleurs son unique prise de risque (de taille, certes) : la mise en scène du Hobbit, ses mouvements de caméra et même son schéma narratif se rapprochent énormément de celui de La communauté de l’anneau. Nous ne serons ni déçus, ni ébahis, car le réalisateur ne se renouvelle pas. En cela, et par la manière dont il exploite l’univers de Tolkien, il inscrit fondamentalement cette nouvelle trilogie dans la chronologie de son Seigneur des Anneaux, faisant volontairement de ces deux sagas une seule entité.

le hobbit gandalf galadriel

Ce voyage inattendu reste donc attendu, ce qui peut conférer au film une certaine lenteur ou redondance. Cependant, le travail de scénarisation fourni par la dream team des premiers opus (Jackson, Boyens & Walsh) aidés de nul autre que Guillermo del Toro reste impressionnant. De 300 et quelques pages, ils sauront faire 3 films, alors que ce premier épisode bénéficie déjà d’une grande richesse, avec l’introduction des annexes ou annotations par Tolkien, ou de nombreux personnages qui ne sont que mentionnés à ce stade de l’ouvrage afin de dynamiser le rythme de l’ensemble. Une sage décision, car le film peut paraître un brin poussif dans sa première moitié, largement rattrapée par l’action et les merveilles visuelles à découvrir dans sa seconde partie.

En effet, la photographie, les décors, paysages et costumes sont aussi fabuleux que nous l’espérions, grâce au travail toujours aussi minutieux de Weta Workshop, et celui, grandiose, de Weta Digital. La 3D, quant à elle, bien que qualitative, reste très dispensable, et l’on ne perdrait probablement rien à visionner le tout en 2D (note : je l’ai vu en 24 fps, je n’ai donc pas eu l’occasion de tester la HFR, mais je compte bien le revoir et donner mes impressions sur la qualité d’image).

La bande originale d’Howard Shore parachève cette intégration du Hobbit dans l’univers du Seigneur des Anneaux, dont le compositeur avait déjà créé les mélodies. A retenir, l’envoûtant et mélancolique thème de la compagnie des Nains, évocateur d’un passé révolu, et magnifiquement interprété quelqu’en soit le contexte.

Un autre défi pour Le Hobbit consistait à constituer un casting aussi charismatique que celui de la précédente trilogie sans pour cela sombrer dans la facilité. Cette difficulté s’est transformé en une des grandes forces de l’oeuvre, avec notamment une prestation impressionnante de Richard Armitage en tant que Thorïn Oakenshield, qui se distingue indubitablement du lot (ainsi qu’un certain Kili, mais surtout pour les demoiselles). Martin Freeman, de son côté, reprend honorablement la relève de celui qui incarne la race des Hobbits dans nos coeurs depuis plus de 10 ans, Elijah Wood. Le jeu de Freeman est particulièrement remarquable en ce fait qu’il incarne à la perfection le Bilbo auquel Ian Holm nous avait habitués, et que nous espérons voir évoluer pour nous y attacher davantage lors des prochains épisodes. Une dernière mention pour Andy Serkis qui reprend avec toujours autant de talent le personnage de Gollum, dont la rencontre suscite beaucoup d’attente, et que nous aurions presque espéré voir plus longtemps à l’écran.

le hobbit thorin

Malgré ses quelques longueurs et nombreux attachements sans surprises à “l’autre trilogie”, Le Hobbit est somme toute un prodigieux divertissement, qui aiguise notre curiosité et nous fait replonger avec plaisir dans l’univers de Tolkien… raconté par Peter Jackson.

SYNOPSIS

Les aventures de Bilbon Sacquet, entraîné dans une quête héroïque pour reprendre le Royaume perdu des nains d’Erebor, conquis longtemps auparavant par le dragon Smaug. Abordé à l’improviste par le magicien Gandalf le Gris, Bilbon se retrouve à intégrer une compagnie de 13 nains menée par Thorin Ecu-de-Chêne, guerrier légendaire. Ce voyage les emmènera au Pays sauvage, à travers des territoires dangereux grouillant de gobelins et d’orques, de wargs assassins et d’énormes araignées, de changeurs de peau et de sorciers.

Filmosaure Gandalf by Fouapa

© Fouapa pour filmosaure.com

Comments

  1. J’en sors !

    J’étais au Wepler place de clichy dans lequel est installé la HFR et le son Dolby Atamos et c’est une bonne claque à la fois visuelle et auditive.

    Je ne suis pas grand fan de 3D, qui rajoute souvent une couche comme tu dis dispensable mais j’ai eu l’impression que là elle s’efface au profit de l’expérience et ne devient pas un fardeau (tant visuel, animation chargées que mal faite qui donne mal à la tête)

    Et puis Gandalf en mode Badass, ça fait du bien

    Benjamin

  2. J’ai vu le film hier soir.
    Certes, il y a des longueurs, notamment au début.
    Toutefois le film ne manque pas de rebondissements.
    J’ai donc été satisfaite de cette réalisation. Vivement la suite !

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