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Filmosaure | July 27, 2017

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Wonderstruck (2017)

Stéphanie Valibouse

Review Overview

Note
3

Insipide

Sortie (France) : 15 novembre 2017

Todd Haynes rate son adaptation du roman hybride (prose et illustration) de Brian Selznick, livrant un patchwork cinématographique laborieux aux ficelles narratives grossières.

Nous suivrons les deux histoires de deux enfants en parallèle : la quête paternelle de Ben en 1977, et la fuite de Rose en 1927 dans un monde en pleine transition entre le muet et le parlant. Chacun des deux se veut hommage au cinéma de l’époque, de l’image jaunie des seventies au noir et blanc dramatique qui marque le début du vingtième siècle. Les deux jeunes héros étant frappés de surdité, Todd Haynes semble vouloir accorder un soin particulier à la bande son pour retranscrire leurs points de vue.

Malheureusement, cela ne fonctionne pas. Wonderstruck est sans équivoque une curiosité, comme celles du cabinet de curiosités qui hante l’intrigue. Mais d’effets de style forcés en bons sentiments sans émotion, le film se vautre à un tel point qu’on se demande vraiment si c’est un final cut et non une version intermédiaire mal dégrossie qu’on nous présente en Compétition au Festival de Cannes. Les deux intrigues ne cessent de se répondre, sans aucune subtilité ; ne manque plus qu’une immense pancarte “regardez comme tout est lié dans ce film !”. La mise en scène, brouillonne, n’est sauvée que par ses décors qui abritent un peu de magie au sein d’un film qui semble parfois avoir été terminé à la hâte. Le noir et blanc trop propre et les artifices dramatiques à la limite de l’absurdité gâchent le traité “années 20” autrement intéressant lorsqu’il fait écho à la surdité de la jeune Rose.

Wonderstruck Todd Haynes

Le pire dans Wonderstruck réside dans son récit qui, non content de nous balader deux heures pour révéler ce que nous savions déjà, prête à ses personnages des comportements incohérents, se perd en circonvolutions, et accumule les deus ex machina. “Comme par hasard !” nous dirons-nous bien trop souvent, avant de retomber dans l’ennui. On a envie que ça avance, parce qu’on a tout compris à la moitié du film, mais Wonderstruck s’enlise dans la pénibilité, sans réussir à créer de véritable enjeu ou d’affection envers ses héros, qui méritaient pourtant de nous émerveiller.

Synopsis

Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu’il n’a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d’une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

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