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Filmosaure | November 20, 2017

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Le Majordome (2013)

Chalisbury
  • On September 17, 2013
  • http://www.evablanchard.fr

Review Overview

Note
6

Plaisant

Sortie (France) : 11 septembre 2013

Habitué des drames et des personnages marginaux (Precious, A l’Ombre de la Haine, Shadowboxer ou encore The Woodsman) Lee Daniels s’attaque à un exercice difficile, le biopic. Le résultat est plaisant mais pêche un peu par son manque d’ambition.

Porté par un casting en or et une histoire hors du commun, Le Majordome survole l’Histoire afro-américaine, à travers le regard de ce « nègre de maison » (comme les blancs l’appelle), né dans les champs de coton. Exercice compliqué que de représenter 30 ans d’Histoire aussi lourde et fondamentale, défi relevé assez aisément par Lee Daniels. Le rythme est bien construit et chaque personnage trouve sa place dans le récit (même si l’on aurait aimé un développement plus conséquent du trop rare Robin Williams, dans la peau d’Eisenhower). Le film signe également les retours (éclairs) de James Marsden et John Cusack, toujours un plaisir…

THE BUTLER

Outre l’aspect purement politique, dont il faudra au moins connaître les grandes lignes pour ne pas être complètement perdu, le parti-pris de Daniels est également de montrer la dualité du personnage principal, Cecil Gaines, incarné par Forest Whitaker, homme simple et complexe à la fois. D’un côté, le père de famille, tourmenté par les choix politiques de son fils et de l’autre, le majordome, respectueux et nécessairement non politisé.

Malheureusement, Lee Daniels n’est pas (encore) Clint Eastwood, et si le fond est riche et complexe, la forme ne suit pas. La mise en scène est linéaire, sans effets ou style particulier, et dessert le propos et l’émotion. Alors que l’on s’attendait à un film ambitieux visuellement, à la hauteur de son casting, on se retrouve devant un téléfilm avec peu de moyens et une machine à Oscars un peu bancale. Forest Whitaker est assez inexpressif, et sa femme, incarnée par Oprah Winfrey, manque cruellement de passion, même dans les excès de son personnage. Les personnages secondaires multiples sauvent la mise, notamment le fils de Cecil Gaines, joué par David Oyelowo, ou encore les nombreuses figures politiques ou politisés qui gravitent autour de la famille.

oprah winfrey le majordome

Le Majordome est donc un film plaisant mais très classique, qui donne envie de se replonger dans l’Histoire afro-américaine, mais plutôt par le biais des grands classique tels que JFK, Malcolm X ou Mississippi Burning.

Synopsis :

Le jeune Cecil Gaines, en quête d’un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C’est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale.
À la maison, sa femme, Gloria, élève leurs deux fils, et la famille jouit d’une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s’éloigne de lui et les disputes avec l’un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.

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