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Filmosaure | August 24, 2017

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Journal du Festival Lumière 2013

Journal du Festival Lumière 2013
Stéphanie Valibouse

Le Festival Lumière est une petite perle trop méconnue. Sis aux origines de l’aventure cinématographique, en plein centre de Lyon, il offre l’opportunité à tous de (re)découvrir monts et merveilles du septième art classique. Si les « grands » comme Cannes ou Deauville lui font de l’ombre en termes de visibilité, ce petit festival brille depuis 5 ans par sa simplicité et son accessibilité. Pourtant, 2013 semble être une année charnière pour Lumière, qui est parvenu à faire de Quentin Tarantino son invité d’honneur, et par la même occasion a fait exploser les demandes d’accréditation. L’effet QT faisant boule de neige, c’est maintenant avec la promesse d’y voir Uma Thurman, Harvey Keitel, Harvey Weinstein ou encore, comme la rumeur le murmure, Robert de Niro, que les cinéphiles se pressent aux portes de l’Institut Lumière. Malgré cet afflux, l’ambiance bon enfant est préservée, la presse se fait rare, et les blogueurs quasi inexistants. C’est donc sans arrogance ni élitisme que la majorité des séances se font, malgré la qualité des programmes proposés.

Pour ma part, je n’aurais pas eu l’opportunité de découvrir cet événement si ce n’était pour BNP Paribas, et surtout, leur web radio dédiée au cinéma, Séance Radio. Filmosaure intervient tous les premiers mardi du mois dans l’émission La Grande Séance, en compagnie de trois autres blogueurs (Critique Films, My Screens et Le genou de Claire), d’invités passionnants, d’Antoine Sire et de notre animateur Bruno Cras. C’est dans le cadre de ce partenariat avec Séance Radio que nous avons tous eu la chance de venir sur place afin de chroniquer le festival en direct. La chronique de Filmosaure, dédiée notamment à la soirée de remise du Prix Lumière à Quentin Tarantino, sera diffusée demain sur le site de Séance Radio.

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La duckface de QT, une légende.

Comme pour tout festival, on se concocte un programme idéal tout en sachant qu’il a peu de chances d’être respecté. Ayant encore (presque) tout à apprendre du cinéma datant d’avant 1970, je n’avais que l’embarras du choix… A la recherche d’éclectisme, je me suis focalisée sur Le grand blond avec une chaussure noire de Jacques Weber, Le chanteur de jazz, naissance officielle du film parlant (et chantant), Monika d’Ingmar Bergman et Mélodie en sous-sol, réunissant Verneuil, Audiard, Gabin et Delon. Le premier date de tant d’années qu’il m’est impossible de m’en rappeler, et les autres demeurent inconnus. Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Par ailleurs, je pourrai donc assister à la remise du Prix Lumière, suivi de Jackie Brown – justement le seul Tarantino que je n’ai encore au l’occasion de voir. Et enfin, le festival s’achèvera sur la cérémonie de clôture, dimanche. J’aurais aimé en profiter plus longtemps, et il se peut que je répare cet impair l’an prochain.

Mais il y a déjà quelque chose d’enchanteur à venir retirer ses places à l’Institut Lumière, situé rue du 1er film. « Dans ce quartier, Auguste et Louis Lumière inventèrent le cinématographe », nous informe le monument érigé en leur honneur. C’est ici que le périple a commencé, dans une rue de Lyon. On se sent tout petit.

Les séances de ce week-end sont rares donc précieuses, et la première se passe heureusement tout en douceur. Thierry Frémaux, fondateur du festival, et Nicolas Seydoux, Président de Gaumont viennent présenter en personne ce film qu’ils chérissent en sa qualité d’œuvre « populaire ». Seydoux, également président de l’association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, se fend d’un petit laïus défendant la salle de cinéma comme endroit de partage et prônant le téléchargement licite. Mais quand cette solution miracle sera-t-elle à portée de main ? Aujourd’hui, il n’existe aucune offre satisfaisante en France.

La séance s’ouvre sur le générique du Festival Lumière et les premières notes de Bang Bang, en un hommage vibrant au Kill Bill de Quentin Tarantino, dont les mots s’inscrivent à l’écran : « Because we love watching movies ».

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