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Filmosaure | February 24, 2017

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Une nouvelle chance (2012)

Une nouvelle chance (2012)
Stéphanie Valibouse

Ma note : 4/10

Clint Eastwood revient sur grand écran, 4 ans après Gran Torino, dans Une nouvelle chance. Robert Lorenz, producteur de tous les films réalisés par Eastwood depuis 2002 (J. Edgar, Invictus, Million Dollar Baby, Lettres d’Iwo Jima…) signe ici son premier long-métrage par une réalisation inégale et globalement ennuyeuse.

SYNOPSIS

Un découvreur de talents spécialisé dans le baseball voit sa vie basculer avec la perte progressive de sa vue. Il décide pourtant de faire un dernier voyage à Atlanta, accompagné de sa fille, à la recherche d’un talent prometteur.

Sous sa traduction française bateau et neuneu, Trouble with the curve cache un film… bateau et neuneu. Le casting, de prime abord prometteur, nous offre un Clint Eastwood bougon censé réchauffer notre petit coeur nostalgique mais dans un rôle déjà-vu qui se révèle décevant. Car, jouant (avec talent, comme toujours) un vieil homme aux frontières de la décrépitude, il ne fait que nous donner l’impression d’un acteur fatigué qui aurait dû prendre sa retraite.

Son protégé, personnage complètement inutile à l’histoire joué par Justin Timberlake, manque cruellement de charisme, rattrapé par la belle Amy Adams dont le rôle reste néanmoins agaçant. Tous, y compris John Goodman, sont justes dans leurs protagonistes, mais nous ne nous y attachons pas du tout.

trouble with the curve

Il faut reconnaître au film sa photographie agréable et soignée, avec une réelle volonté de qualité. Mais c’est son scénario bancal, non accrocheur et bourré d’incohérences qui plombe l’ensemble. Centré autour du baseball et de ses codes bien spécifiques, il se fait obscur à toute personne non adepte de ce sport, sans réussir à passionner au travers de circonvolutions scénaristiques secondaires, comme une relation père-fille qui aurait gagné à être approfondie ou encore une histoire d’amour complètement inutile qui en vient à parasiter l’essentiel. Il faudra attendre au moins une heure de film et d’actions redondantes pour que l’intrigue avance un peu, et les 15 dernières minutes emplies de rebondissement et révélations multiples, n’aidera pas à rendre l’ensemble crédible, au contraire.

Il en résulte un film très américain, voire patriotique, et assez ennuyeux, qui rencontrera peut-être son public sur place, mais peinera à intéresser beaucoup de gens.

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