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Filmosaure | November 19, 2017

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2 Comments

Evil Dead (2013)

Anne-Swan

Review Overview

Note
8

Savoureux

Sortie (France) : 1er mai 2013

Plus de 30 ans après la première édition de Sam Raimi, Fede Alvarez, jeune réalisateur uruguayen et fan inconditionnel de ce dernier, a osé relever le défi ô combien risqué de s’atteler au remake de ce film culte. Et malgré de multiples indices pouvant favoriser une perplexité ambiante pour ne pas dire classique dans ce genre de cas, le résultat est non seulement plus que réussi, mais également un bel hommage à l’auteur et à son oeuvre originale.

Si l’on devait classer les exercices cinématographiques les plus périlleux, le remake figurerait sans nul doute sur le podium. Il est en effet plutôt rare que la copie vale ou surpasse le maitre, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un film culte de son genre tel qu’Evil Dead. Car oui, bien que ce titre demeure inconnu au bataillon pour un certain nombre de personnes, il n’en reste pas moins une référence qui a révolutionné le cinéma d’épouvante au début des années 80, en offrant au téléspectateur une dose d’horreur et de gore décomplexée et sans limite a en faire rire de dégout. Ceci sans parler du fait qu’il mit sur le devant de la scène un acteur pourtant alors inconnu (Bruce Campbell) et un héros devenu icone et répondant au nom de Ash – fait très rarement appliqué à ce genre. C’est donc à ce colosse qu’a décidé de faire face Fede Alvarez. Verdict ? Ce jeune uruguayen – qui vient par la même de signer là son premier long métrage – peut être satisfait de lui. Non seulement ce remake d’Evil Dead est un bel hommage, mais il est tout sauf une pâle copie de l’original.

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Evil Dead (2013)

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Evil Dead (1981)

Oui, je vais prendre le risque de parler au nom des inconditionnels de Sam Raimi, et affirmer que cette nouvelle version est un hommage réussi à l’oeuvre de ce dernier. Tout d’abord pour la simple raison qu’il parvient avec une rare justesse à reproduire l’ambiance si particulière du premier et du second volets – avec sa cabane perdue en pleine forêt, son Necronomicon (Livre des Morts) à la couverture si… charnelle, ou encore cet humour si gore qui n’a de cesse de ravir les plus sadiques d’entre nous. A noter que cette justesse s’accompagne d’une cerise sur le gateau qui fera le bonheur des plus nostalgiques puisque Fede Alvarez s’est permis quelques petits clins d’oeil plus que charmants, dont celui illustré précédemment figure parmi les exemples phares. Ceci étant, bien que ce point soit plus qu’essentiel, le film aurait été dénué d’intérêt si son auteur s’était contenté de rester fidèle à son prédécesseur. Rassurez-vous, ce dernier ne s’est pas arrêté là et nous offre de jolis partis-pris de mise en scène et scénaristiques plus qu’intéressants.

Evil-Dead-2013

La seconde force de ce film est en réalité une conséquence indirecte de la première : Ce film est transgénérationnel. L’ancienne génération adepte de Sam Raimi et autres Romero, Craven et Carpenter sera tout autant séduite que la nouvelle qui n’aura même pas connaissance de la longévité de ce film. Tout est réuni pour satisfaire le plus grand nombre : horreur, épouvante, hémoglobine à gogo, scènes aussi gore que surréalistes, sursauts à répétition, dynamisme et autres ingrédients qui nous offrent un cocktail détonant. Ceci étant, il faut bien admettre qu’une partie du public sera inévitablement mise sur la touche : les âmes sensibles qui devront s’abstenir pour leur plus grand bien – et celui de la veste ou du bras de leur voisin(e).

Dernier point positif qu’il est bon de souligner : la qualité des effets spéciaux. Fede Alvarez a en effet pris le parti de délaisser son ordinateur au profit d’une matière si justement et finement travaillée qu’elle offre au spectateur une vision hyper-réaliste de l’horreur. Résultat : le dégout se mêle à une certaine admiration  et une excitation quasi perverse qui nous fait en redemander encore.

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Seul bémol de ce que je qualifierai comme un bon film d’horreur : le choix du casting qui n’est malheureusement pas à la hauteur du scénario et de la forme. Opter pour des acteurs inconnus est une bonne chose, mais leur jeu laisse souvent à désirer, a fortiori durant la première moitié du film. Heureusement, l’héroine (Jane Levy) termine sur une note plus positive qu’elle n’a commencé.

Vous l’aurez donc compris, Evil Dead s’avère être une très agréable surprise puisqu’elle répond à deux critères aussi compliqués que contradictoires : Contenter les plus fidèles qui attendent un film à la hauteur de l’original – tout en séduisant un public plus vierge, –  et contenter à nouveau les fidèles qui attendront le petit plus qui fait la différence et qui leur fera dire : “Tiens, pas mal cette idée. Sam aurait pu le faire.”

Synopsis

Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer de tout, elle demande à son frère David, sa petite amie Natalie et deux amis d’enfance, Olivia et Eric, de l’accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois. Dans la cabane isolée, les jeunes gens découvrent un étrange autel, et surtout un livre très ancien, dont Eric commet l’erreur de lire un passage à haute voix. Les plus épouvantables des forces vont se déchaîner sur eux…

Comments

  1. Zod

    Contre toute attente, le remake de ce classique du cinema d’horreur vaudrait donc la peine d etre vu ?
    Bon a savoir, meme si j attends plus en ce qui me concerne un hypothetique Evil dead 4 realise par Sam Raimi, avec l incontournable Bruce – Ash – Campbell.
    En attendant, je te conseille de revoir l’original, que tu trouveras surement plus flippant que dans tes souvenirs…au contraire du deuxieme, a l’humour digne de Tex Avery et qui a revele la propension du grand Bruce a une certaine forme de masochisme.

  2. “Oui, je vais prendre le risque de parler au nom des inconditionnels de Sam Raimi, et affirmer que cette nouvelle version est un hommage réussi à l’oeuvre de ce dernier.” : Moi, grand fan de Sam Raimi, je dis que tu as raison.

    Mon Avis :
    “à la couverture si… charnelle” : là je trouve qu’ils ont mal fait. Même si ce côté esthétique n’enlève rien à l’excellence du film, le côté Necronomicon sans tête de mort comme couverture m’a manqué.

    “mais leur jeu laisse souvent à désirer” : je suis d’accord, mais est-ce réellement un défaut ? Je ne pense pas, comme dans la trilogie d’origine, ce mauvais jeu d’acteur était une force du film. On se fiche des personnages alors on opte pour l’humiliation totale dans une surenchère de gore.

    Mes tendres amitiés à la communauté filmosaure,
    – Teddy DEVISME.

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