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Filmosaure | April 26, 2017

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Godzilla (2014)

Betty Elms
  • On May 14, 2014
  • http://cinemabook.wordpress.com/

Review Overview

Note
7

Appétissant

Sortie (France) : 14 mai 2014

Godzilla (Gojira en japonais), issu des kaijū eiga (film de monstres) japonais, est créé après-guerre en réaction à Hiroshima, et revient sur les écrans sous forme d’un blockbuster hollywoodien, pour la deuxième fois.

Godzilla est présent dans l’imaginaire Nippon et trouve ses fondements dans l’histoire moderne du pays. Selon la légende, il apparaît dans une mer déchaînée et débarque sur les côtes du Japon pour y semer la terreur. C’était neuf ans après la fin de la guerre, et les catastrophes atomiques de Hiroshima et Nagasaki, qui allaient précipiter la capitulation du Japon impérial le 15 août. Dans l’imaginaire des Japonais, Godzilla est assimilé aux tests nucléaires menés par les Etats-Unis sur les îles de Bikini dans les années 1950. La bestiole est devenue un symbole et une métaphore de l’apocalypse nucléaire. Et 60 ans plus tard, l’ombre de Nagasaki et Hiroshima est toujours présente, d’autant plus que pendant le tournage, a eu lieu la catastrophe de Fukushima et le tremblement de terre de 2011. Godzilla est et reste actuel, ancré dans la réalité de notre temps, le film ne l’a pas exclu et c’est tant mieux. Godzilla, c’est aussi 28 « petits » films japonais de série B, mais en donnant le bébé à la Warner, le but est clairement de lui donner la mesure de ses ambitions et le faire exister sur grand écran de la manière la plus impressionnante possible. Après le film catastrophe de 1998, dirigé par Roland Emmerich, cette fois-ci, la Warner a confié les rênes à Gareth Edwards, auteur du film de science-fiction indépendant Monsters (2010). Il revient aux sources de Godzilla, en intégrant tout cet historique et rendant ainsi hommage au film de 1954 de Ishiro Honda.

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Le film est porté par Aaron Taylor-Johnson et Elizabeth Olsen, qui font leurs premiers pas dans une superproduction en jouant leur rôle parfaitement. Aaron, qu’on a pu voir dans Savages d’Oliver Stone, a tout de même pris 10 kilos de muscles pour son rôle de soldat.  Ils sont accompagnés d’acteurs que nous sommes ravis de retrouver, comme Bryan Cranston et Ken Watanabe. Du coté du scénario, rien de neuf sous le soleil : nous sommes dans l’ultra-classique et basique tout en restant crédible (mais on va le prendre comme une figure imposée par le genre). Le film est néanmoins à la hauteur de ses ambitions côté « moyens », mais qu’en est-il de la mise en scène de Gareth Edwards ? Il filme à hauteur humaine pour donner à son Godzilla une dimension encore plus monstrueuse. Edwards a voulu nous faire vivre l’expérience « comme si on y était ». Du coup, nous avons moins de plans d’ensemble (qui ont pour défaut de minimiser la taille du monstre), ce qui est plutôt rafraîchissant pour le genre.La bête se dévoile petit à petit au long du film, de bas en haut, petit bout par petit bout, une patte, une queue, une écaille par-ci, par-là, pour mieux nous émoustiller. La suggestion est reine et on échappe aussi aux incendies et immeubles explosant à tout bout de champs. Et lorsque, enfin, le monstre se montre, on jubile. Jusqu’à la dernière scène qui est un vrai plaisir exutoire, avec des effets parfaitement maîtrisés.

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Godzilla rend ses lettres de noblesse au « roi des monstres » du côté d’Hollywood, sous forme d’hommage, alors si vous aimez les grosses bêbêtes à écailles, ne boudez pas votre plaisir.

Synopsis

“Godzilla” débute au Japon, où Joe Brody (Bryan Cranston) voit mourir sa femme Sandra (Juliette Binoche) dans la centrale nucléaire où ils travaillent. 15 ans plus tard, Brody tente toujours de percer le mystère de la catastrophe, au péril de sa vie. Son fils Ford (Aaron Taylor-Johnson), soldat américain, tente de le ramener à la raison, mais l’impensable va se produire.

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