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Filmosaure | June 25, 2017

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Intruders (2012)

Intruders (2012)
Stéphanie Valibouse

Ma note : 7/10

Nos amis espagnols sont décidément assez doués en films d’horreur (je repense, par exemple, à l’Orphelinat qui était excellent, à REC, assez bon dans le genre, et à Malveillance, sorti il y a peu au cinéma et qui vaut également le détour). Juan Carlos Fresnadillo, qui nous avait sorti un 28 semaines plus tard quasiment à la hauteur du premier opus (exercice périlleux lorsque l’on suit les pas du 28 jours plus tard de Danny Boyle), livre un petit film d’épouvante assez réussi, et qui aurait mérité quelques salles supplémentaires.

Synopsis

Juan, petit garçon d’Espagne, et Mia, fillette anglaise de 12 ans, ne semblent avoir en commun que cette vision qui les hante chaque nuit : une sorte de monstre qu’ils surnomment le Sans-Visage, apparemment nourri de leur peur. De son côté, la mère de Juan s’adresse à un prêtre en vue d’un exorcisme, tandis que Mia est emmenée chez une psychologue. La frontière entre imagination et réalité se brise lorsque les parents commencent, eux aussi, à voir le Sans-Visage.

Aux Frontières du Réel

Je trouve la presse et la distribution bien dures avec cette production qui dépasse de loin certaines nullités envahissant nos grands écrans (je ne citerai pas de noms, mais The Darkest Hour est assez pourri). Le suspense y est omniprésent, bien mené, et si une partie du dénouement semblera prévisible à certains, le spectateur aura des doutes sur la véracité du monstre jusqu’aux dix dernières minutes (personnellement, j’ai perdu quelques ongles dans le processus ; j’avais deviné un élément de la fin mais n’avais que des hypothèses concernant le reste). Fresnadillo affirme d’ailleurs avoir réalisé un film encourageant le spectateur à réfléchir, à se poser des questions au lieu de simplement “subir” le scénario.

"Fool, no man can kill me"... oh wait, mauvais film.


Petit bémol : les effets sonores parfois pénibles (à coup de je te stresse avec une bande son de plus en plus fort et oh, non en fait rien), mais heureusement, ceux-ci ne sont pas utilisés à outrance, et la BO est parfois même bien effrayante. Tout comme le Sans-Visage, d’ailleurs (Hollow-Face en anglais, rien que le nom est… brrr). Ceux qui souffraient de terreurs nocturnes (le monstre du placard ou planqué sous le lit) n’en seront que plus impressionnés (moi, j’avais peur du noir, ça n’a donc pas aidé). Un film devant lequel je ne mettrai jamais mes enfants : c’est un coup à se faire réveiller à 4h du matin par des “MAMAAAAAAAAN”.

Fresnadillo joue sur l’ambiguïté entre l’imagination et les faits, le cauchemar et la réalité, le fantastique et la psychologie.  En outre, les cinéphiles apprécieront la présence de Clive Owen, Daniel Brühl, ou encore la jeune Ella Purnell, repérée dans Never Let Me Go. Abstiens-toi donc d’aller voir un énième blockbuster décevant et dirige-toi plutôt vers ce petit film intéressant avant qu’il ne quitte nos salles.

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