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Filmosaure | April 26, 2017

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4 Comments

Trust (2012)

Trust (2012)
Stéphanie Valibouse

Ma note : 8/10

Trust est le second long-métrage réalisé par David Schwimmer (oui, Ross de la série Friends). Ce drame aborde avec réalisme et sans clichés la problématique des rencontres via Internet.

Synopsis

Annie, 14 ans, vit une petite vie rangée en banlieue avec ses deux parents et son frère aîné. Elle discute quotidiennement en ligne avec Charlie, un garçon de 16 ans rencontré sur un forum. Ses parents remarquent qu’elle passe beaucoup de temps avec ce nouvel “ami” mais ne s’inquiètent pas outre mesure au vu de l’âge de celui-ci. Charlie révèle peu à peu qu’il a menti sur son âge au fil des semaines, mais malgré ses nombreuses déceptions, Annie éprouve de plus en plus d’attirance et semble-t-il, des sentiments pour lui, même s’ils ne se sont jamais vus. Un jour où les parents et le frère d’Annie se sont absentés, Charlie lui propose de se rencontrer enfin…

Encore un film qui met des claques

Si comme moi tu as passé ton adolescence les yeux vissés sur ton écran d’ordinateur, si à 14 ans tu hantais Caramail (pas la peine de nier, t’es grillé), alors ce film te parlera. Violemment. Les jeunes de ma génération (OUI JE SUIS ENCORE JEUNE) s’y retrouveront avec malaise, et les parents flipperont leur race de voir leur progéniture succomber aux mêmes pièges que la jeune Annie.

Sans aucune niaiserie digne du pire des téléfilms de l’après-midi sur M6, Trust aborde avec intelligence un sujet complètement ancré dans les inquiétudes sociales actuelles, et qui n’est pas prêt de tomber dans la désuétude. En outre, qui ne s’est jamais laissé aveugler par ses sentiments ? Ceux qui ont déjà ressenti quelque chose (amitié, sentiments) autre que de l’indifférence envers une personne qui n’était qu’un pseudonyme idéalisé derrière un écran s’identifieront sans peine à cette jeune fille, méfiante mais curieuse malgré tout, victime de son attachement.

Avec finesse, Trust suggère plus qu’il ne montre crûment (un parti pris très différent de films comme, par exemple, Hard Candy, qui traite de la pédophilie avec une certaine violence et plus qu’un poil d’invraisemblance), laissant libre court à notre imagination, ce qui est bien pire. Rien n’est surjoué ni dramatisé, mais rien n’est épargné. Toutes les rencontres via Internet ne sont pas de la sorte, mais elles existent ; nul besoin de faits divers dans les journaux du lendemain pour que cet épisode soit vécu comme un drame par toute la famille.

A en reparler, je me demande pourquoi je ne lui ai pas mis 9.

A voir.

Comments

  1. Je viens de le voir! il est assez bien comme film!

  2. Sow

    Ton commentaire me donne vraiment envie de voir ce film. Le sujet me concerne sans doute et il a l’air d’être bien traité vu la note que tu accordes. (C’est vrai ça, pourquoi pas 9 ?)

    • La Filmosaure

      Pour mettre 9, j’ai besoin d’une émotion particulière, d’en sortir un peu bouleversée. J’imagine que le film est très bien, mais pas au point de lui mettre 9 🙂

      • Sow

        Je comprends tout à fait ce que tu veux dire ! Le petit truc qui crée des étincelles. C’est un 8+ alors. 😛

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