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Filmosaure | May 25, 2017

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American Nightmare (2013)

Chalisbury
  • On August 7, 2013
  • http://www.evablanchard.fr

Review Overview

Note
6

Rating

Sortie (France) : 7 août 2013

Une fois par an, dans une société lisse et aseptisée, tout citoyen américain est autorisé à laisser aller ses plus bas instincts. Voila l’idée originale et intelligente qui manquait au genre horrifique, d’où la déception immense d’assister à un simple home invasion, quand le scénario aurait mérité bien plus.

Tout commence par une introduction efficace, où défilent, sur fond de musique classique, des images de vidéos-surveillance, traduisant la violence extrême de ces nuits exutoires. L’atmosphère est installée et contraste immédiatement avec la famille Sandi, installée dans un quartier d’apparence tranquille et très bourgeois. La volonté de James DeMonaco est claire : le propos n’étant pas de suivre un phénomène national mais bien de se concentrer sur l’aspect sociétal et les conséquences directes du système sur  une famille lambda. La Purge est un phénomène parfaitement installé : son efficacité est prouvée, les pulsions réprimées. Aucune contestation ne s’exprime et tout le monde semble l’accepter, à l’image de cette famille, qui ne manifeste (presque) aucune inquiétude, à quelques heures d’une nuit sanglante. Un point de vue global aurait donc été plus intéressant, même si celui-ci, plus intimiste, se justifiera à la toute fin du film avec un twist prévisible mais intéressant.

the purge american nightmare

Parti de ce constat intéressant, le film devient peu à peu un enchaînements de maladresses et de déja-vu.

Le traité des personnages par exemple, rôles lisses et stereotypés : le fils un peu étrange, l’adolescente rebelle dans toute sa splendeur, la femme au foyer (dont les premières scènes laissent entrevoir une complexité qui ne sera jamais exploitée) et le patriarche homme d’affaires. Dans la peau de ce dernier, Ethan Hawke, qui, abonné aux rôles d’écorché vif, est ici assez peu crédible, sans doute du fait que le personnage qu’il campe ne parvient même pas à sécuriser sa propre maison. En effet, après environ 45 minutes à tourner en rond, les attaquants masqués finissent enfin par investir les lieux avec une facilité déconcertante.

the purge american nightmare 2013

S’en suivra la meilleure partie du film, courte mais intense, et qui permettra enfin au personnage de Lena Headey de s’exprimer pleinement. Ce qui n’est pas le cas de celui  joué par Rhys Wakefield, leader charismatique des jeunes tortionnaires, vite expédié et encore une fois assez peu développé.

Présenté comme une satire de la société américaine capitaliste et idéale, American Nightmare (The Purge) reste un huis-clos plaisant même si assez prévisible.

Synopsis :

Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. La police ne peut intervenir. Les hôpitaux suspendent leurs services. Une nuit durant, les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, une famille va devoir faire un choix – bourreau ou victime ? – face à un inconnu venu frapper à sa porte.

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