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Filmosaure | July 22, 2017

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La reine des neiges (2013)

Stéphanie Valibouse

Review Overview

Note
6

Plaisant

Sortie (France) : 4 décembre 2013

Le dernier-né des Studios Disney alterne des séquences sans grand intérêt avec des moments d’émerveillement pur. Un résultat inégal, mais doté d’une fantastique bande originale qui réchauffera les cœurs les plus froids.

La reine des neiges n’a plus grand-chose à voir avec le conte homonyme de Hans Christian Andersen dont il s’inspire. Où La Petite Sirène s’appuyait sur la structure narrative du récit d’origine, se contentant d’en charcuter (gentiment) le dénouement pour les besoin du happy-end – Eric épousant Vanessa, poussant Ariel au suicide, ça faisait mauvais genre – le nouveau dessin animé enneigé se contente de reprendre quelques éléments de contexte et crée un tout nouvel univers. Influencés par le titre français, nous oublions que la version originale est intitulée Frozen, beaucoup moins attachée à ses origines.

frozen la reine des neiges disney elsa

Voici donc Elsa et Anna, séparées dès l’enfance lorsque la première blesse sa cadette, submergée par des pouvoirs qu’elle ne parvient à contrôler. Un lourd secret de famille gardé jusqu’au jour où Elsa plongera malgré elle le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel. Du conte d’Andersen ne resteront que deux enfants séparés, un sympathique renne, et cette glace qui atteint le cœur des innocents.

Ce n’est pas plus mal. L’imagination prolifique d’Andersen a donné lieu à une multitude de contes inspirants, mais La reine des neiges semblait compliqué à adapter à l’esprit Disney. Pourtant, on aurait aimé plus de similitudes, comme une Reine des neiges réellement méchante. Voilà ce qui manque surtout au nouveau Disney : un vrai méchant comme Ursula ou Jafar. On appréciera néanmoins la nouvelle dynamique dans laquelle s’inscrit l’histoire, avec non pas une mais deux princesses, demoiselles émancipées qui reprennent le mouvement amorcé par Mérida dans Rebelle, et envisagent leur existence dont le but ultime n’est pas nécessairement de se marier avec un prince charmant, de vivre heureuses et d’avoir beaucoup d’enfants. Jennifer Lee, première réalisatrice depuis Blanche-neige, et également co-scénariste, insuffle une volonté de multiplier les “twists” – même si la plupart demeurent prévisibles, ceci restant un conte de fées à la Disney – et d’offrir à ses héroïnes de réelles personnalités.

frozen la reine des neiges olaf sven

Certains passages se font laborieux, inintéressants tant du point de vue narratif que visuel. Heureusement, Olaf et Sven, bonhomme de neige rêveur et renne au grand cœur, offrent les pauses humoristiques bienvenues à tout dessin animé, dont le succès se mesurait aux rires irrésistibles des petits dans la salle. Mais c’est surtout le personnage d’Elsa en pleine démonstration de ses pouvoirs qui confère à La reine des neiges sa part d’enchantement, notamment lors de la création d’un somptueux château de glace, sur les envolées du thème Libérée, Délivrée (Let it go).

La reine des neiges se révèle au final un Disney mineur, mais rattrapé par ses personnages attachants, ses prouesses visuelles et sa musique entraînante.

Synopsis

Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

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